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Arnaud Parienty

School business

Enseignant dans un « lycée prestigieux dans un quartier chic de la capitale », l’auteur observe l’emprise absolue de l’argent là où le service public de l’instruction devrait garantir l’égalité des chances. Alternant témoignages et données statistiques, il décrit la concurrence entre établissements. Il repère selon le milieu social, pour les uns, l’accès à la culture, l’ouverture au monde, les langues étrangères, l’assurance d’un soutien ou d’un « coaching », et pour les autres, l’absence de perspectives. On découvre ici l’évolution du marché international du savoir, un secteur, en plein développement.

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Marc Crépin

School business
School business

book.chapter Introduction

Son passage en ZEP (Zone d’Education Prioritaire) avait conforté Arnaud Parienty dans l’idée que l’école méritocratique de la République devait être la même pour tous. Sa nomination dans un des lycées prestigieux des beaux quartiers de Paris, lui a fait découvrir le profond mouvement de transformation du système d’éducation, de la maternelle à la fin des études. Pourtant, agrégé de sciences économiques et sociales, diplômé de Sciences-Po Paris, il n’ignorait rien de l’injustice sociale qui se mue parfois en injustice éducative. C’est une conversation avec un élève de Terminale ES, normalement destiné après le bac, à une formation économique, juridique ou sociale, qui lui fait découvrir qu’on peut, à condition d’être bien informé et d’en avoir les moyens, devenir dentiste en obtenant un diplôme espagnol tout à fait valable et plus rémunérateur. Rien de plus facile que de contourner les contraintes imposées en France pour devenir vétérinaire ou chirurgien dans l’Union européenne. Comme le suggère le sous-titre de l’ouvrage, l’argent, et donc le milieu font la différence et déterminent l’accroissement de l’inégalité croissante des chances. Cela commence dès le premier âge scolaire, où il n’est pas rare qu’on se familiarise avec une langue étrangère, jusqu’à l’enseignement supérieur, en passant par le secondaire où les élèves bénéficient de cours particuliers, des conseils d’un « coach », de préparations à Sciences-Po le samedi, d’une vie sportive active et de voyages instructifs à l’étranger. Mais -et c’est ce qui a changé depuis une trentaine d’années- le système d’éducation lui-même s’est adapté aux nouvelles technologies, et la dégradation du service public a offert au monde de l’entreprise des opportunités qui en ont fait un marché prolifique et profitable.

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