dygest_logo

Téléchargez l'application pour avoir accès à des centaines de résumés de livres.

google_play_download_badgeapple_store_download_badge

Bienvenue sur Dygest

Dygest vous propose des résumés selectionnés et vulgarisés par la communauté universitaire.
Voici le résumé de l'un d'entre eux.

Stratégies de prospérité

de Jim Rohn

récension rédigée parKarine ValletProfesseure certifiée de Lettres Modernes.

Synopsis

Développement personnel

Qui n’a jamais rêvé de faire fortune pour changer de vie ? C’est possible grâce aux conseils de l’entrepreneur devenu millionnaire, Jim Rohn. Fort de sa propre expérience, il nous dévoile les secrets de son ascension financière et humaine à travers sept stratégies qui l’ont conduit au succès. Prônant l’indépendance matérielle, le livre de Jim Rohn invite à vivre en accord avec ses aspirations et à se donner les moyens de réaliser ses rêves.

google_play_download_badge

1. Introduction

Devenu millionnaire après avoir connu des difficultés financières, Jim Rohn nous livre les clés de la réussite et de la richesse dans cet ouvrage. Pour lui, la fortune est à la portée de tous à condition de le vouloir et de modifier radicalement sa façon d’être, d’agir et de penser. En sept points stratégiques, il expose sa philosophie issue de sa propre expérience et des conseils de son mentor, John Earl Shoaff.

Entre application pratique et considérations plus théoriques, il nous amène à prendre notre vie en main et à saisir notre chance en provoquant les conditions nécessaires à un enrichissement solide et pérenne. Il ne s’agit pas là simplement de se lancer dans les affaires et des opérations financières, mais bien plus d’accomplir un travail sur soi pour changer la personne que l’on est.

Quelles sont les règles de base pour amorcer un changement de vie durable ? Comment modifier son rapport à l’argent et rectifier ses erreurs de stratégie ? En somme, comment accéder au bonheur et à la prospérité ? De façon claire et méthodique, Jim Rohn enseigne au lecteur à s’orienter vers le succès pour ne plus être à la merci des déboires financiers et vivre pleinement sa vie.

2. La passivité, le principal ennemi de la prospérité

Pour Jim Rohn, la majorité des gens gaspillent leur existence et leurs talents sans en tirer le meilleur parti. Ils consacrent une grande part de leur temps à des tâches professionnelles qui ne correspondent pas à leurs aspirations et ne les satisfont pas. Ils se laissent dominer par des impératifs économiques qui les détournent de ce qu’ils pourraient devenir.

En règle générale, ils s’accommodent de ce mode d’existence, car il est plus facile de se laisser porter par les événements que de se mettre au défi de changer sa vie. La procrastination devient le maître mot de leur quotidien. Elle les condamne à la stagnation dans le domaine professionnel et privé. Au lieu de se remettre en question, ces personnes se voilent la face. Elles justifient leur inaction par une routine épuisante et le manque de temps. En fait, elles n’assument pas la responsabilité de leur situation et préfèrent rejeter la faute sur le gouvernement, la société, la hausse des prix, etc.

L’aspect financier est donc souvent au cœur de ces vies sans perspective d’avenir. Les factures, les dettes, le manque d’argent en sont le lot commun. Néanmoins, ce n’est que par l’action que l’on peut accéder à la prospérité et non en se complaisant dans la passivité et en regardant sa vie passer sans réagir. Pour Jim Rohn, le constat est sans appel : le revenu que nous gagnons est le reflet de notre capacité à nous responsabiliser et à prendre notre existence en main. Une bonne gestion de son argent est par ailleurs la clé d’une prospérité pérenne. Or, l’absence de cours d’économie dans le système éducatif américain constitue pour l’auteur un écueil fondamental.

Selon lui, c’est dès le plus jeune âge que les enfants doivent être éduqués aux principes économiques, tels que la gestion d’un budget et les leviers de l’enrichissement financier (épargne, placements, etc.). Il est aussi souhaitable qu’ils soient informés sur le rôle des taxes et des impôts afin qu’ils deviennent des citoyens heureux de participer au bon fonctionnement de la société. Sans cela, ils risquent plus tard de les considérer comme une injustice et de ne pas éprouver de fierté à les payer.

3. Planifier sa vie avec exigence

Ce n’est qu’en se fixant des objectifs précis que l’on peut espérer accroître sa richesse. Le fait de planifier ses projets est une donnée essentielle qui permet de passer à l’action. Chaque jour doit faire l’objet d’un ou plusieurs défis, puis chaque semaine et chaque mois. Les objectifs intermédiaires permettent de faire un pas de plus vers son but principal. L’auteur qualifie ceux-ci d’« aide-confiance », dans la mesure où ces petites victoires donnent l’optimisme et l’assurance nécessaires pour poursuivre ses efforts jusqu’au bout. Il convient en outre de se fixer plusieurs objectifs afin d’avoir toujours un projet à réaliser qui donne une orientation à son existence.

Rien n’est pire pour l’homme que le vide laissé l’absence de rêves et d’espoir. Jim Rohn cite l’exemple des astronautes de la mission Apollo qui connurent des phases de dépression après leur voyage sur la Lune. Ils avaient en effet atteint leur objectif ultime et n’avaient plus de quête à poursuivre pour alimenter leur quotidien.

Pour l’auteur, les émotions sont des tremplins qui peuvent nous propulser vers notre but. Le désir constitue un élément moteur particulièrement efficace, tout comme le dégoût qui marque « le point de non-retour » (p. 206) d’une personne qui ne supporte plus sa situation. Bien entendu, la motivation doit être au rendez-vous. Pour cela, nos projets doivent présenter des perspectives d’avenir réellement attractives, sans commune mesure avec ce que l’on vit ou possède déjà. Car la prospérité et le succès ne tendent les bras qu’aux plus ambitieux. C’est en se surpassant et en repoussant ses limites qu’on peut prétendre à l’excellence. Il faut donc éviter les objectifs superficiels qui ne modifient pas sensiblement le cours de notre vie. Au contraire, il faut toujours être le plus ambitieux possible et faire preuve de détermination pour révéler nos performances.

Diverses motivations peuvent être sous-jacentes à cette recherche de l’excellence : l’appât du gain, le bonheur de sa famille, le besoin de reconnaissance, le plaisir de la réussite et même la générosité pour ceux qui souhaitent s’enrichir dans le but de faire le bien autour d’eux.

4. La phase du développement personnel

La réussite est à la portée de tous ceux qui développent leur potentiel intérieur et l’exploitent pleinement. Celui qui aspire au succès doit agir en autodidacte afin de cultiver ses qualités. Cet apprentissage repose tout d’abord sur l’auto-analyse. Il s’agit en effet de porter un regard critique sur ses expériences, ainsi que sur ses échecs, pour en tirer des enseignements et accéder à une forme de sagesse. La lecture tient aussi un rôle prépondérant.

Selon Jim Rohn, l’enrichissement intellectuel et culturel est le prérequis de l’enrichissement matériel. Comme il l’écrit lui-même, « tous les leaders sont des lecteurs ». À raison de deux livres par semaine, il faut parcourir des ouvrages abordant des thématiques en lien direct avec ses objectifs. Il ne faut pas hésiter à les lire plusieurs fois et à prendre des notes pour en extraire toutes les informations utiles. Cela permet de combler ses lacunes et de ne pas souffrir d’une « malnutrition mentale » susceptible d’entraver notre développement.

Mais il convient aussi de s’ouvrir aux autres. Les personnes ayant réussi doivent nous servir de modèles. Elles se distinguent par un état d’esprit et un raffinement des manières qui sont la marque de leur détermination et de leur succès. Au niveau moral et physique, elles adoptent un « comportement de gagnant » qui doit nous inspirer et nous mettre sur la voie de la réussite.

Assister à des conférences de personnes ayant réussi, visionner leurs DVD ou écouter leurs CD sont autant d’astuces pour se familiariser avec leur façon de s’exprimer, leurs postures ou leurs choix vestimentaires. Cette communication verbale et non verbale est le reflet d’un état d’esprit qui s’est forgé au fil des efforts entrepris pour accéder au succès. L’individu qui a réussi se définit en effet avant tout par son évolution intérieure plutôt que par son évolution financière, qui est secondaire.

5. Garder le contrôle sur soi et sur sa vie

Quand on aspire à une vie plus heureuse et prospère, il faut se montrer persévérant et s’astreindre à une certaine discipline. Cet état d’esprit nous aide à ne pas perdre de vue nos objectifs et à poursuivre notre quête sans relâche, malgré les obstacles. L’auteur rappelle que cette façon d’aborder la vie n’est d’ailleurs pas seulement la spécificité des êtres humains. Elle est présente à l’état naturel, par exemple chez les végétaux qui se développent et se frayent un chemin en direction du ciel avec obstination pour assurer leur survie.

C’est pourquoi Jim Rohn considère que la discipline favorise et accélère la course au succès, notamment parce qu’elle nous donne l’opportunité de saisir les occasions qui se présentent. En nous menant plus sûrement sur la voie de la réussite, elle développe en nous des qualités fondamentales, telles que la confiance en soi et la conscience de sa valeur.

Le désir de réussite induit également un rapport au temps qui doit être maîtrisé. À nous d’exploiter au mieux notre temps disponible pour atteindre nos objectifs et nous montrer le plus productif possible. S’il paraît de peu de conséquence, le gaspillage du temps qui nous est imparti a pourtant de lourdes conséquences sur la réalisation de nos rêves. Nous risquons de voir notre vie défiler sans avoir obtenu satisfaction. Quelques règles s’imposent donc : répartir équitablement son temps entre objectifs prioritaires et objectifs secondaires ; apprendre à dire non pour ne pas surcharger inutilement son planning quotidien ; consacrer des moments à sa famille, au repos et aux loisirs.

En somme, il s’agit tout simplement de trouver la juste mesure entre l’attitude du « bourreau de travail » qui ne se fixe aucune limite et « la mentalité du laisser-aller » (p. 155) totalement improductive. Enfin, une gestion du temps efficace passe par le respect de son « horloge biologique », c’est-à-dire de nos propres rythmes de travail et de nos phases de créativité.

6. Quelles applications concrètes mettre en œuvre ?

Pour atteindre la prospérité et le bonheur qui en découle, Jim Rohn considère qu’il faut déployer des qualités d’organisation à différents niveaux. Il suggère de consigner par écrit l’ensemble des informations relatives aux buts que l’on poursuit. Avant même les prémisses de ses projets, il conseille d’établir une liste des objectifs que l’on souhaite atteindre dans les dix années à venir, en décrivant chacun d’eux minutieusement. À cette liste doit s’ajouter celle des compétences nécessaires à la réalisation de chaque objectif.

Ces documents permettent d’obtenir une perspective globale des projets qui nous tiennent à cœur, mais aussi de nous fixer un cap à tenir. Il convient également de rédiger un journal personnel destiné à recueillir les conseils et les bonnes idées afin d’en garder une trace plus fidèle que la mémoire. L’agenda électronique s’avère aussi un excellent outil pour centraliser les informations et les impératifs à tenir, tout comme le porte-documents permettant d’établir des dossiers sur les personnes avec qui on collabore ou sur les projets en cours.

Cette rigueur doit également se retrouver dans la gestion de nos relations. La famille, les amis ou l’entourage moins proche jouent un rôle déterminant dans notre façon d’agir, de nous comporter et d’appréhender la vie. Ils peuvent même avoir une influence néfaste sur nous et nous empêcher de nous réaliser. Si tel est le cas, mieux vaut prendre ses distances avec les individus qui entravent notre développement personnel ou réduire nos contacts avec eux lorsque nous sommes contraints de les côtoyer.

Pour bénéficier d’une interaction favorable, il est donc indispensable de s’entourer de personnes exigeantes et combatives qui nous insuffleront leur force et leur motivation. Il faut également privilégier les relations enrichissantes et utiles qui permettent d’acquérir de nouveaux savoirs et peuvent nous aider à nous perfectionner dans tous les domaines nécessaires à nos projets. Comme le dit Jim Rohn, rien de tel que d’inviter une personne fortunée à dîner pour en apprendre davantage sur les rouages de la réussite.

7. Conclusion

La prospérité n’est donc pas une simple question d’argent. Elle va de pair avec un développement spirituel et moral qui participe à notre succès. Le chemin vers la réussite, souvent semé d’embûches, nous offre la possibilité de dévoiler qui nous sommes réellement et de transcender nos capacités.

Plus que l’obtention d’un confort financier et matériel, il permet à chacun de déployer son potentiel et de révéler sa richesse intérieure. Dans cette quête du succès, la discipline, l’art de planifier sa vie, ainsi que la motivation, sont les principales pierres de voûte de nos projets.

8. Zone critique

Le développement personnel est une discipline qui connaît son essor dans les années 1960 aux États-Unis. Elle a pour vocation d’insuffler la confiance en soi et de provoquer l’émergence de son potentiel dans des domaines aussi variés que la vie de famille, la santé physique ou le milieu professionnel. Si des méthodes comme la méditation et la pleine conscience sont aujourd’hui largement utilisées, Jim Rohn s’inscrit quant à lui dans la mouvance des conférenciers motivateurs qui organisent des séminaires pour livrer leurs conseils à des publics divers.

Appliquant les principes du développement personnel au monde des affaires, il s’est illustré dans le coaching des personnes désireuses de réussir, mais aussi dans le mentoring. Il a notamment été le mentor d’entrepreneurs comme Mark Reynolds Hughes ou du coach Tony Robbins. Si l’argent est au cœur de ses interventions, Jim Rohn n’en fait pas une valeur absolue. Il est ainsi un adepte des théories de l’écrivain George Samuel Clason et de l’entrepreneur John Earl Shoaff, qui considèrent que la richesse intérieure est plus importante que la fortune matérielle. La spiritualité est aussi l’un des éléments centraux de sa philosophie de la réussite, la Bible étant l’une des références bibliographiques auxquelles il se réfère le plus.

9. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé– Stratégies de prospérité, Canada, Éditions Un Monde différent, 2015.

Autres pistes– George Samuel Clason, L’Homme le plus riche de Babylone, Canada, Éditions Un Monde différent, 2012.– Napoleon Hill, Réfléchissez et devenez riche, Paris, Éditions J’ai Lu, 2011.– Joseph Messinger, Les Gestes du succès, les mots de la réussite, Paris, Éditions J’ai Lu, coll. « Bien-être », 2011.– Jean-Claude Seys, Gagnants et perdants ou les challenges de la réussite, Paris, Éditions PUF, 2011.– Brian Tracy, Avalez le crapaud !, Canada, Éditions Le Trésor caché, 2013.

© 2020, Dygest