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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

Le développement (im)personnel

de Julia de Funès

récension rédigée parCatherine Piraud-RouetJournaliste et auteure spécialisée en puériculture et éducation.

Synopsis

Développement personnel

Depuis quelques années, les librairies sont envahies d'ouvrages exaltant l'épanouissement personnel. En parallèle, fleurissent des coachs, qui promettent eux aussi sérénité, réussite et joie. Mais comment se « développer » quand on est sans cesse « enveloppé » par ces nouveaux prophètes du bien-être ? Comment le développement serait-il « personnel » quand on s'adresse à chacun de manière indifférenciée ? Dans cet ouvrage mordant, la philosophe Julia de Funès fustige les impostures d'une certaine psychologie positive. Sa proposition alternative ? S’appuyer sur la philosophie pour permettre à chacun de mieux affirmer sa pensée et vivre sa liberté.

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1. Introduction

Les psychologies positives, relayées par les réseaux sociaux et par les entreprises, via le fameux « bien-être au travail », n’en finissent pas de vanter l’empire de la sérénité. Réalités, termes et émotions négatives sont à bannir du langage courant, au profit de la « positive attitude ». Les malheureux ou désespérés sont invités à se faire « suivre », « aider », ou « accompagner », via pléthore d’ouvrages de développement personnel et de « coachs ».

Sur quels ressorts psychologiques et philosophiques ces artifices prennent-ils appui ? Quelles techniques le développement personnel met-il en œuvre ? Quelles idéologies véhicule-t-il insidieusement, et comment s’en libérer ? Et quels peuvent être les apports de la philosophie, qui, elle aussi, prône le « Connais-toi toi-même », mais via une approche radicalement différente, basée que le questionnement permanent ? Une démarche intellectuelle passionnante, à laquelle nous invite la philosophe.

2. Un mouvement historique global : l’individuation généralisée

Dans l’Antiquité, c’est par rapport à l’ordre général du monde que les hommes devaient se situer pour se comprendre et devenir ce qu’ils devaient être. Au fil des siècles, réussir sa vie a évolué vers la propension à agir en fonction des commandements divins. Avec la disparition du cosmos, puis du religieux, ce sont les valeurs humanistes (la science, le progrès, la démocratie, l’égalité, etc.) qui deviennent les nouveaux idéaux.

Ce mouvement historique global de réappropriation des individus par eux-mêmes atteint son apogée au XIXe siècle avec Nietzsche, qui rejette radicalement toute forme de transcendance, à savoir d’un idéal supérieur et extérieur à l’individu. C’est « l’ère du vide » décrite par Gilles Lipovetsky : le savoir, le pouvoir, l’armée, la famille, l’Église, les partis, ont globalement cessé de fonctionner comme des principes absolus et intangibles. Si aucune structure ne peut plus indiquer au sujet le chemin à suivre, c’est bien en lui-même seul qu’il trouve la justification de son existence. Il doit donc se réinvestir.

Depuis la fin du XXe siècle, la recherche de l’épanouissement, personnel ou professionnel, prend ainsi le dessus sur les autres aspirations, au point de devenir la nouvelle condition d’une vie réussie. La psychologie a pris le pas sur les morales traditionnelles. Le « moi » devenant l’unique norme, l’individu se trouve seul responsable de son bonheur ou de son malheur. L’homme contemporain est marqué par la figure de Narcisse, qui correspond au stade de l’individualisme extrême, dans les rapports que l’individu entretient avec son corps, avec autrui, avec le temps et l’ensemble de la collectivité.

Ce mouvement d’individuation apparaît comme une véritable donnée sociale, se retrouvant dans tous les domaines de l’existence. En politique, avec la démocratie. Dans la vie quotidienne, via la médecine esthétique ou préventive ; la thérapie personnelle et l’automédication ; l’engouement pour le sport et le culte du corps ; l’éducation, passée d’autoritaire à permissive. Le monde de l’entreprise n’est pas en reste : autoentrepreneurs, télétravail, etc. Le rapport au temps, lui aussi, est changé : l’immédiateté, le culte du « moment présent », priment sur le sens historique. En parallèle, la fidélité, l’effort ou le devoir, présupposant temporalité et dépendance à l’égard d’autrui, sont perçus comme des valeurs décadentes.

3. Mal-être existentiel et nouveaux gourous

Dans ce contexte, l’individu ressent d’autant mieux l’évanescence de son être. Par ailleurs, cette injonction à trouver sa vérité par lui-même engendre une anxiété forte. Qui se solde, pour beaucoup, par une dépression, pathologie majeure du dernier tiers du XXe siècle.

En parallèle, la discipline d’hier, censée remettre sur le « bon chemin » les individus, est remplacée par le développement des capacités de ceux-ci. Confronté à sa vulnérabilité, le sujet cherche à compenser par la recherche d’une image glorieuse et forte de lui-même. Un besoin qui alimente la flambée des ouvrages et des coachs en développement personnel.

Le développement personnel représente un ensemble hétéroclite de courants de pensée et de méthodes ayant pour objectifs l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents, l’amélioration de la qualité de vie, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. Un courant notamment issu de la méthode Coué (autosuggestion positive), issue du psychologue et pharmacien du même nom dans les années 1920 et de la PNL (programmation neurolinguistique), née dans les années 1970 aux États-Unis. Un ensemble de techniques censées changer le rapport d’un individu à son environnement et le configurer pour la réussite.

Au sein de cette catégorie, l’essor des coachs semble n’avoir aucune limite : conseils en leadership, séduction, relooking, santé, nutrition, sport, amour, sexe, gestion de stress, des conflits, en rangement, en jardinage… Sans oublier le « Chief happiness officer » en entreprise, chargé de rendre les salariés « heureux » au travail. Julia de Funès pointe toutefois que pour ses praticiens, le coaching est plus souvent une reconversion à la suite d’un premier parcours professionnel non épanouissant qu’une vocation.

Un itinéraire bis valorisant, car plaçant d’emblée la personne en situation d’ascendant par rapport aux plus fragiles. Mais un choix qui découle souvent de la frustration de n’avoir pu être médecins, psychologues ou psychiatre, faute de capacités ou de force de travail. « Le coaching est à la psychanalyse ce que l’homéopathie est à la médecine », estime-t-elle (p.44).

En effet, si l’on recense plus d’une centaine d’écoles de « formation » sur le marché français du coaching, il s’agit de modules et certifications sans définition légale, dessinant un métier aux contours flous, aux formations non reconnues et aux certifications contestables.

4. Les ficelles des ouvrages de développement personnel

31 % des Français lisent chaque année au moins un livre étiqueté « développement personnel ». Un rayon qui pèse 53 millions d’euros de chiffre d’affaires. Or, ces ouvrages se ressemblent tous et utilisent globalement les mêmes arguments. Julia de Funès pointe une littérature de soumission à l’air du temps, alors qu’elle se veut émancipatrice.

L’auteure appuie sa démonstration sur l’analyse de trois d’entre eux, tous des best-sellers. Ils sont, d’abord, affublés de titres aguicheurs (Devenir soi, de Jacques Attali ou Cessez d’être gentils, soyez vrais de Thomas d’Ansembourg, par exemple). Ensuite, ils prétendent pouvoir apporter au lecteur tous les moyens pour s’épanouir, s’accomplir, s’affirmer et vivre le mieux possible avec soi-même.

Ce type d’ouvrage répond parfaitement au profil psychologique de l’individu moderne, dont la tendance est au repli sur soi, à la concentration narcissique. « Rien de plus envoûtant que de lire ce qu’on a besoin d’entendre », décrypte la philosophe (p.54). Ces livres sont systématiquement porteurs de promesses, de rêves à réaliser, mais en prenant soin de ne pas viser de fantasmes inaccessibles au commun des mortels. Une fois les promesses faites, leurs auteurs proposent généralement des moyens rapides, efficaces et simples d’y parvenir : « perdre du poids en 10 jours », « La confiance en soi en trois semaines », etc. Dans tous, la volonté du lecteur est décrite comme un pouvoir absolu. L’épanouissement est une affaire de planification comportementale, de gestion de soi-même.

Le ton, lui aussi, est très attractif. Le niveau de langage reste familier, accessible au plus grand nombre et sans effort superflu. La logique d’aide s’affiche de manière horizontale, partant d’une expérience présupposée de l’auteur, dans un faux rapport égalitaire, voire amical. On est sur le mode de la connivence, souvent par le tutoiement. On assure au lecteur compréhension et empathie, en lui assurant qu’il n’est pas le seul à rencontrer ses difficultés. On le valorise de manière poussée.

Ces ouvrages reprennent la typologie des trois fantasmes les plus communs à l’humanité mis au jour par Freud : possession (promesse de devenir maître de soi et de sa vie) ; réparation (quant au manque de courage ou de volonté passés du lecteur) ; séduction (le lecteur est doté de qualité sublimes, hors du commun). Mais transformer les rêves et désirs en réalité, au mépris des contraintes réelles de la vie, n’est-ce pas la porte ouverte à la manipulation ?

5. Les leurres et les dérives du développement personnel à la loupe

Première critique de Julia de Funès : la peur (de ne pas être soi-même) est l’un des affects dont se nourrit le développement personnel. Depuis Machiavel, il est connu que la peur est utile au pouvoir, car favorisant obéissance et soumission. Elle accuse aussi les professionnels du développement personnel de confondre simplicité et simplisme : comment la confiance en soi pourrait-elle faire l’objet d’une recette, le bonheur s’atteindre en quelques étapes ?

C’est nier l’aspect évolutif, changeant, mais aussi imprévu et irrationnel, du fonctionnement humain. Lequel ne saurait se réduire à la description figée d’une succession d’états statiques et à une grille comportementale. Ces auteurs semblent, par ailleurs, ignorer la place de l’inconscient dans la manifestation des affects.

La philosophe dénonce les injonctions paradoxales qui peuplent ces ouvrages (exemple : trois minutes d’introspection par jour pour changer de vie), qui visent à déresponsabiliser coach ou auteur en cas d’échec, face à une méthode, dans tous les cas, inappropriée au but recherché. Pour enclencher la dynamique positive, il suffit souvent de « cesser » quelque chose : de subir, d’être gentil…

Auteurs et coachs incitent leurs clients à ne pas se laisser influencer par les autres, mais leur dispensent des conseils à longueur de pages. Or, comment devenir naturel et véritable en suivant les conseils d’un autre que soi-même ? Enfin, être guidé pour devenir authentique, libre et heureux, n’est-ce pas le paroxysme de la contradiction ? Et en quoi serait-ce authentique de suivre une méthode applicable à tous ? « Être vrai tout en étant codifié, voilà en quoi consiste l’authenticité inauthentique du développement (im)personnel », résume Julia de Funès (p.88)

Elle relève aussi les insuffisances de la méthode. Alors que le développement s’inscrit dans la durée, ces techniques proposent une instantanéité. Le contenu de ces livres se veut rationnel et démonstratif, mais leurs auteurs font souvent appel à un mysticisme des plus arbitraires (Dieu, le destin, la réincarnation…). Des propos qui relèvent de la croyance, et qui deviennent donc infalsifiables. Le vecteur « livre » semble également problématique pour aborder une question par essence pratique, qui nécessiterait de s’exercer en interaction avec autrui.

Enfin, aucun ouvrage ne donne d’exemples de personnes ayant réussi à devenir elles-mêmes par les méthodes décrites. « Lire ces ouvrages et vouloir appliquer leurs méthodes constitue au mieux une perte de temps, au pire une impasse existentielle », conclut-elle (p.74)

6. La philosophie, révélatrice des fausses pistes du développement personnel

À l’opposé des techniques comportementales réductrices et formatées, la philosophie est une invitation à la liberté de l’esprit. « La puissance rationnelle de la philosophie pulvérise le vide sidéral des thèses du développement personnel en interrogeant ses concepts clés, ses présupposés qu’il ne questionne jamais, et ses idéologies dans lequel il est englué », déclare l’auteure (p.88). L’idéologie du développement personnel présuppose arbitrairement une influence possible de la raison sur l’affectivité. Or, en philosophie, passions et raison ne font jamais bon ménage. C’est pourquoi toute la grandeur de l’homme consiste à arbitrer entre ces deux tendances.

Par ailleurs, la philosophie nous apprend que nos décisions ne sont pas uniquement rationnelles, mais influencées, par le contexte et par les pressions extérieures. C’est pourquoi la toute-puissance de la volonté, mise en avant par le développement personnel, n’est qu’illusion. Qui plus est, le « moi », en tant qu’entité unique, serait, lui aussi, une fiction. Pour les empiristes, nous ne pouvons jamais accéder qu’à une multiplicité de perceptions hétérogènes, d’états mentaux successifs, sans l’impression de permanence et de stabilité qu’accompagne nécessairement l’idée d’un « moi ».

Par ailleurs, nous savons, depuis Sartre, que la nature même de la conscience humaine - forcément dédoublée, car dirigée vers un objet extérieur - implique l’impossibilité logique de l’unité du « moi ». Le coaching, qui vise à faire correspondre l’individu à une image, un rôle, un idéal, revenant à réifier l’individu (en faire une chose) et de ce fait à nier sa liberté.

La philosophie nous remet aussi sur le droit chemin en matière de méthode pour se connaître soi-même. Pour les Grecs, cela supposait, d’une part, un approfondissement conceptuel et une rigueur argumentative (logos) : tout le contraire du flou rhétorique dans lequel baignent les ouvrages de développement personnel.

Apprendre à se connaître suppose, d’autre part, une ouverture à l’autre, un dialogue, dans le cadre d’un questionnement philosophique et non pas une méthode écrite et figée, comme le propose le développement personnel. La vérité étant enfouie en réalité dans l’être qui la cherche, et non pas dans celui qui prétend la délivrer. Au final, le développement personnel aboutit, contrairement à ce qu’il vante, à une méconnaissance absolue de soi-même.

7. Le « moi » ne se révèle vraiment que par l’ouverture à l’autre

La philosophie et la littérature nous donnent aussi des clés pour réellement nous découvrir et parvenir à tirer le meilleur de nous-mêmes. D’abord, en matière de temporalité. Pour le développement personnel, tout se joue au présent. Une orientation battue en brèche par les plus grands auteurs et penseurs. Pour Marcel Proust, c’est la connexion au passé, plus précisément le souvenir involontaire (ressemblance entre une sensation passée et une sensation présente), symbolisé par le fameux épisode de la « madeleine », qui constitue le meilleur moyen d’accéder à soi-même.

À l’inverse, pour Paul Ricoeur, il n’y a pas de possibilité d’être sans projection vers l’avenir, via l’appui d’un autre. La dimension immuable du « moi » n’est envisageable qu’à travers le respect de la parole donnée et de l’engagement dans le futur. C’est donc par autrui, qui soutient la promesse, que le « soi » reste lui-même.

Plus loin, la rencontre véritable avec soi-même suppose une certaine forme de spontanéité, d’ouverture à l’autre, de passion, d’involontaire. Pour Stendhal, c’est dans la passion que nous manifestons notre « moi » le plus profond. La vanité (toujours aliénante et sociale) revenant à privilégier l’image de soi plutôt que son être véritable.

Or le développement personnel n’est que réflexivité permanente sur nos moindres faits et gestes. La principale difficulté de l’existence humaine est de trouver un équilibre entre ces deux « moi ». Pour ce faire, plus encore que l’analyse, il nous faut utiliser notre intuition.

Autrement dit, mettre notre intelligence au service de nos émotions, au sens étymologique de ce qui meut notre âme (du verbe movere, en latin, mouvoir).

Dernière condition pour parvenir à nos fins : la nécessaire réhabilitation de la lenteur et de l’effort. Nous ne pouvons nous saisir qu’à travers la durée. La lenteur nous permet de ne pas disperser notre énergie à la moindre sollicitation et d’engranger de la puissance. « Qui veut être éclair doit rester longtemps nuage », disait Nietzsche (cité p.143). La répétition, la nécessité de se soumettre à des règles strictes, l’effort, sont le prix à payer pour accéder au « Deviens qui tu es » cher au philosophe.

8. Conclusion

Le développement personnel apporte des solutions, des méthodes et des outils à des questions mal formulées et trop rigides. Il prive l’individu de sa liberté d’interprétation du monde au profit d’un conformisme individualiste dominant. Il est porteur d’un discours mensonger, puisqu’il promet l’épanouissement sans jamais donner les vrais moyens de l’atteindre.

La philosophie, elle, pose des bonnes questions, en sachant qu’il n’y a pas forcément de réponse, ou bien une réponse mouvante en fonction du contexte ou de l’évolution de l’individu.

C’est pourquoi mieux vaut se tourner vers les grands penseurs que vers les auteurs et coachs plus ou moins autoproclamés de la « pensée positive », en suivant le conseil de Socrate, selon lequel une vie sans examen n’est pas une vie réellement vécue. Il n’est pas certain que la philosophie rende heureux, mais elle contribue à développer l’intelligence de l’homme. Si elle est là depuis 3 000 ans, malgré son accès difficile, c’est que ce n’est pas une mode. Pourrons-nous en dire autant du développement personnel ?

9. Zone critique

Un essai percutant, clair et incisif, qui soulève une problématique éminemment d’actualité. Aucun des coups de canifs porté par Julia de Funès aux tenants du développement personnel n’est gratuit. Les questionnements s’enchaînent, nourris par des arguments tant logiques qu’érudits. Le tout, sans pour autant enfermer le lecteur dans une autre de ces « idéologies » qu’elle dénonce à longueur de pages. L’enjeu de l’ouvrage n’est d’ailleurs pas tant d’attaquer les coachs ou les auteurs de développement personnel que de révéler une vision de l’individu illusoire et culpabilisante, et qui, loin de libérer, asservit.

On regrettera seulement une condamnation globale et un peu expéditive de l’ensemble des approches comportementales, sur lesquels s’appuient (entre autres) les tenants du développement personnel. La PNL et les neurosciences n’étant pas forcément à mettre sur le même plan.

10. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé– Julia de Funès, Le développement (im)personnel. Le succès d'une imposture, Paris, L’Observatoire, 2019.

De la même auteure– Socrate au pays des process, Paris, Flammarion, 2017.– Avec Nicolas Bouzou, La comédie (in)humaine, Paris, Éditions de l’Observatoire, 2018.

Autres pistes– Eva Illouz, Edgar Cabanas, Happycratie - Comment l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Paris, Premier Parallèle, 2018.– Fabrice Midal, 3 minutes de philosophie pour redevenir humain, Paris, Flammarion, 2020.– Frédéric Lenoir, Petit traité de vie intérieure, Paris, Plon, 2011

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