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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

La Puissance de l’acceptation

de Lise Bourbeau

récension rédigée parAnne-Claire DuchossoyDoctorante en littérature française (Universités de Bordeaux Montaigne et Georg-August Göttingen).

Synopsis

Développement personnel

Publié en 2007, cet ouvrage rassemble les grands points de l’enseignement de Lise Bourbeau. C’est une invitation à cesser de se blâmer ou de blâmer les autres, un chemin pour apprendre à s’écouter et donc un enseignement pour faire de l’acceptation un point d’honneur et la clef du bonheur.

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1. Introduction

À travers l’exemple d’un couple et d’une famille fictive qui rencontre différents problèmes d’acceptation, Lise Bourbeau expose son enseignement. Elle a créé cette famille à partir des milliers de témoignages qu’elle a entendus durant des décennies pour pouvoir mettre en exergue tous les soucis d’acceptation que les hommes et femmes rencontrent durant leur vie.

Ainsi, à chaque chapitre, l’auteure soulève un problème d’acceptation et propose des solutions pour faire la paix avec soi et avec les autres. Ainsi, l’acceptation de toutes les facettes de la vie permet d’atteindre l’amour inconditionnel.

2. L’amour

Une grande partie des hommes et des femmes se trompent sur certains comportements qu’ils pensent être le reflet d’un amour véritable. Or, Lise Bourbeau est claire : la pitié, le dévouement, l’affection, l’attitude possessive, l’égoïsme ne sont pas les preuves de l’amour. De plus, agir de la sorte en attendant un retour de l’autre ne s’apparente pas non plus à l’amour. Il faut cesser de croire que l’autre est égoïste, car lorsque l’on pense comme cela, c’est peut-être nous qui le sommes : « être égoïste, c’est vouloir que l’autre s’occupe de nos besoins avant les siens, c’est enlever quelque chose à l’autre pour notre propre plaisir » (p.47).

Ceux qui nous aiment n’ont pas obligatoirement à répondre à toutes nos demandes, et s’ils ne le font pas, cela ne signifie pas qu’ils ne nous aiment pas. De la même façon qu’il ne faut pas répondre à tous les désirs et demandes de ses proches, car à partir de là nous manquons d’amour envers nous-mêmes. Ce qu’il faut saisir c’est que lorsqu’une personne dit « non », elle ne fait qu’exprimer ses propres besoins et ses propres limites. C’est celui qui n’accepte pas ce refus qui fait preuve d’égoïsme. Une chose est certaine : ce n’est pas une personne qui peut rendre l’autre heureux, car le bonheur est en soi. Donc pour être heureux en amour, il faut déjà l’être seul !

Pour l’auteure, il ne faut pas confondre l’amour passionnel et l’amour véritable. Si le premier existe souvent au début d’une relation, « c’est au moment où la passion diminue que l’amour véritable débute » (Ibid.). Plus on se donne de l’amour plus on en reçoit des autres, mais on n’est pas responsable du bonheur des autres. S’accepter et s’aimer, c’est se donner la possibilité et le droit de penser à soi en premier.

3. Accepter l’état de la planète et faire face à nos blessures

Le constat sur l’état de la planète et de la population est clair : pollution, consommation de médicaments, de produits chimiques, malbouffe, divorces, suicides, augmentation de la population, augmentation des déchets… Lise Bourbeau remarque que les écologistes demandent aux gouvernements d’agir, mais selon elle, ces gouvernements sont le reflet d’une grande majorité des habitants d’un pays.

C’est pourquoi, c’est aux individus eux-mêmes d’agir : c’est à nous de prendre soin de chacune des parties de notre corps, pour qu’ensuite le corps tout entier se sente mieux, car « cette piètre image de notre planète au plan physique est tout simplement un reflet de ce que la plupart de nous vivons aux plans psychologique et spirituel » (p.252).

Ce qui conduit à nous pencher sur nos blessures. Notre ego nous joue des tours, car « tout message dans le corps est un appel au secours de notre être pour nous indiquer qu’il y a un aspect de soi que nous n’acceptons pas » (p.248). Il perdure aussi dans les familles des croyances transmises de génération en génération et transmises également aux nouvelles familles créées par le mariage. La première étape est d’identifier cette croyance, et éventuellement de la vérifier auprès des autres membres de la famille. Une fois repérée, la croyance ne va pas disparaître du jour au lendemain et surtout lorsqu’une peur associée à cette croyance apparaît, il faut l’accepter et ne pas se juger.

4. Accepter les autres

Il est souvent difficile d’accepter ce que les autres veulent être, veulent faire et veulent avoir. Notre ego est persuadé de détenir la vérité sur ce qu’il faut faire pour être heureux et c’est ainsi que nous voulons imposer nos propres croyances aux autres. Et bien souvent, nous voulons que les autres soient ce que nous ne réussissons pas à être nous-mêmes. « Le moyen par excellence pour arriver à accepter plus facilement notre entourage, c’est la notion de responsabilité.

Par expérience, je sais que c’est la notion, parmi les notions spirituelles, la plus difficile à accepter » (p.263). Nous ne sommes pas responsables des décisions et actions des autres, et nous devons laisser les autres prendre leurs responsabilités, ainsi la communication sera meilleure.

Pour savoir que faire lorsque quelqu’un s’engage et ne tient pas sa parole, Lise Bourbeau propose la technique du miroir, c’est-à-dire comprendre que « ce que nous voyons chez l’autre est exactement ce que nous voyons lorsque nous nous regardons dans le miroir. Ça nous appartient et n’appartient pas au miroir. Même si nous changeons de miroir - changeons de conjoint - nous reverrons la même chose dans le prochain miroir » (p.268). Les autres sont notre miroir ! Par exemple, si une femme reproche à son conjoint de ne pas vouloir s’engager, c’est certainement qu’elle-même ne sait pas s’engager dans d’autres aspects de sa vie. Utiliser cette technique de miroir dès que l’on a une difficulté avec quelqu’un permet de nous faire prendre conscience de ceux nous avons à accepter de nous !

5. Accepter le choix des proches

Il n’est pas toujours évident d’accepter le choix des autres, mais c’est pourtant la première chose à faire. Chacun de nous a ses propres expériences à vivre.

Tout d’abord, on ne peut pas attendre quelque chose de quelqu’un si on n’en a pas parlé avant. C’est pour cela que l’auteure insiste sur le fait qu’il faut communiquer, expliquer clairement ce que l’on souhaite. Au sein de la famille, les tâches doivent par exemple être réparties. On ne peut pas attendre de l’autre qu’il s’occupe du linge si on n’en a jamais parlé avant. « Accepter une autre personne signifie lui donner le droit d’ÊTRE ce qu’elle veut et non lui permettre de FAIRE tout ce qu’elle veut, surtout si ce qu’elle fait empiète dans notre espace. » (p.82)

Selon l’auteure, tout ce qui nous arrive de désagréable avec nos proches est là pour nous faire prendre conscience de ce qui n’a pas été accepté lorsque nous étions plus jeunes avec nos parents par exemple. Se retrouver en difficulté avec notre enfant comme on l’a été avec un parent lorsque nous étions enfant et/ou adolescent. Le fait de pointer du doigt ce problème et de le régler avec notre proche permet du coup de résoudre le problème qui perdure depuis des générations parfois. Prendre conscience et accepter dénoue le nœud. Il est aussi « bon d’avouer une peur pour nous aider à l’accepter. Plus on l’accepte, plus elle diminue, contrairement à ce que l’ego croit » (p.83).

6. Moyen pratique d’acceptation

Pour devenir responsable, il faut cesser d’accuser les autres et assumer entièrement nos décisions et leurs conséquences. De la même façon qu’il ne faut pas porter sur ses épaules les conséquences des choix des autres. Bien entendu, cela ne sous-entend pas qu’il faut rester inerte, car rien ne nous interdit de conseiller et de guider les autres. Une personne qui se sent écoutée et non jugée se confiera plus facilement. Il ne faut pas non plus imposer à l’autre une aide qu’il ne veut pas ou il faut savoir lui avouer lorsque l’aide qu’elle demande va au-delà de nos capacités.

On veut souvent nier les choses de peur de souffrir, mais surtout il faut être clair avec soi-même : « On ne peut devenir ce qu’on veut être tant et aussi longtemps qu’on n’a pas accepté d’être ce qu’on ne veut pas être » (p.105). Une fois l’acceptation mise en place, les choses se font toutes seules, naturellement. Il faut faire la différence entre accepter, se résigner et se soumettre. Accepter une situation ne signifie pas qu’il faut se laisser faire et rester passif : « il n’y a jamais de bonnes ou de mauvaises expériences : il n’y a que de bonnes ou de mauvaises façons de les gérer » (p.275).

7. Accepter la perte

Pour que les choses changent chez les autres, il faut tout d’abord que nous changions nous-mêmes les choses en nous. Pour l’auteure, notre attention est sans cesse attirée sur ce qui nous empêche d’être heureux, car notre égo nous empêche quelquefois de voir les choses. Pourtant c’est en regardant en face tout cela que nous pouvons alors aller vers ce que nous voulons véritablement être : « Les difficultés que nous attirons sont nécessaires pour nous aider à nous découvrir et à nous renforcer » (p.158).

De plus, pour Lise Bourbeau, il est tout à fait possible de traverser une épreuve dans la paix intérieure. Il faut comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur de nous et l’accepter. Finalement, il s’agit de lâcher-prise pour ne pas sombrer si le résultat n’est pas celui que nous attendions. Il s’agit aussi de faire confiance en ce qu’elle appelle notre Dieu intérieur, car lui sait ce dont nous avons vraiment besoin. Si nous voulons trop contrôler notre vie, nous attirons vers nous des situations que nous ne pouvons en fait pas contrôler.

8. Accepter la maladie

Ce qu’il faut comprendre c’est que les expériences que nous vivons sont souvent là pour mettre en lumière les blessures que nous n’avons pas encore guéries. Il faut alors vivre la blessure en question dans l’acceptation, puis « remercier notre égo d’avoir voulu nous protéger, tout en lui laissant savoir qu’il est vrai que nous ne voulons pas nécessairement vivre cette blessure, mais que si cela arrivait, nous saurions le gérer » (p.181).

Si nous ne changeons pas notre façon d’agir, nous reproduisons encore et encore les mêmes choses. Notre ego aime se nourrir des croyances que nous alimentons nous-mêmes. Pour l’auteure, il y a trois raisons à un malaise physique : cela arrive pour nous faire prendre conscience de ce que nous souhaitons réellement dans notre vie ; pour nous faire ouvrir les yeux sur ces croyances que nous entretenons qui peuvent avoir pour effet de nous diriger vers l’opposé de ce que nous voulons ; cela nous permet de comprendre que nous n’acceptons pas ce que nous sommes à ce moment-là.

Pour guérir, il faut à la fois comprendre sans jugement et sans peur ce que nous voulons être et ne voulons pas être.

9. Accepter la vieillesse et la mort

« Nous avons peur pour nous et non pour les autres. C’est notre ego qui essaie de nous faire croire que nous avons peur pour l’autre » (p.221). Si quelqu’un trouve que la mort d’une personne est difficile à accepter, c’est qu’elle a un apprentissage à faire sur le détachement. L’auteure explique que lorsque nous arrivons à une complète acceptation, nous n’aurons plus de problème lorsque d’une même situation se représentera.

Au lieu d’écouter avec notre ego, nous devons écouter avec notre cœur, car l’égo, donc nos peurs et croyances, filtre et brouille ce que nous voyons. De toute façon, tout ce qui nous arrive de négatif dans la vie se produit pour nous aider à devenir conscients de quelque chose, chose qu’il s’agit donc d’accepter.

Pour l’auteure, les âmes sont immortelles et lorsqu’une vie s’achève, l’âme continue dans un autre contexte. Ce qu’elles avaient à apprendre dans cette vie-là est fini, elles complèteront leur enseignement dans une autre vie. C’est ainsi que lorsque quelqu’un meurt jeune ou subitement, il faut comprendre et accepter que son chemin de vie ici est achevé.

10. Conclusion

Pour trouver le bonheur en soi et la paix, l’acceptation est la meilleure arme. Lise Bourbeau nous donne les clefs pour accepter les différents pans de notre vie.

Il est d’abord question de comprendre ce qu’est l’amour, d’accepter ensuite ce que nous sommes et ce que nous voulons, d’accepter par ailleurs l’altérité des autres, leurs choix et actes, et bien entendu d’accepter ce que la vie apporte. Appliquer tous ces préceptes permet donc de vivre plus sereinement avec soi-même et avec les autres.

11. Zone critique

Encore une fois, Lise Bourbeau nous propose son enseignement à travers des exemples concrets et un propos simple.

Quelques concepts, comme celui de la réincarnation, peuvent sembler un peu lointains à certains d’entre nous, mais quoiqu’il arrive l’auteure sait mettre en lumière une philosophie de vie pour trouver la paix intérieure et la paix avec les autres.

12. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé– Lise Bourbeau, La Puissance de l’acceptation, Paris, Pocket, 2017.

De la même autrice– Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Paris, Pocket, 2013.– La guérison des cinq blessures, Paris, Éditions E.T.C, 2015.– Écoute et mange – STOP au contrôle !, Paris, Pocket, 2019.

Autres pistes– Colette Portelance, La guérison intérieure par l’acceptation et le lâcher-prise, Paris, éditions Jouvence, 2009.

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