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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

Jeanne d’Arc

de Olivier Hanne

récension rédigée parPierre BoucaudAgrégé d’histoire et docteur en histoire médiévale (Paris IV).

Synopsis

Histoire

Faire sacrer le roi Charles VII à Reims en bravant l’ennemi anglais et son allié bourguignon : telle fut la mission d’une paysanne, Jeanne d’Arc, dite la « Pucelle », qui affirma obéir en cela à la volonté divine. Certes, les voix célestes qui auraient stimulé la détermination de la jeune fille, improvisée chef d’armée, échappent à l’analyse de l’historien. Le fait est que Jeanne a atteint son objectif, au prix de paradoxes qui lui valurent le bûcher (30 mai 1431) avant la réhabilitation (1456) et l’honneur tardif des autels, et qui posent question encore aujourd’hui.

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1. Introduction

Il y a tout juste un siècle, le 16 mai 1920, le pape Benoît XV canonisait Jeanne d’Arc, qui avait contribué à la victoire française sur les Anglais à l’issue de la guerre de Cent Ans (1337-1453). L’événement préludait au rétablissement des relations diplomatiques entre Paris et le Saint-Siège, interrompues depuis 1904, mais surtout, il constituait l’étape finale d’un long processus juridique, initié par monseigneur Félix Dupanloup, évêque d’Orléans (1849-1878).

L’enquête canonique avait d’abord abouti, le 18 avril 1909, à la béatification, par le pape Pie X, de cette jeune fille condamnée au bûcher au terme d’un procès à charge. Par une ironie plutôt cocasse, les catholiques anglais, eux aussi, pouvaient dès lors adresser leurs prières à Jeanne d’Arc.

C’est là, cependant, un paradoxe anecdotique, si nous le comparons avec les multiples contradictions que la vie de Jeanne d’Arc et le symbole qu’elle incarne recèlent par ailleurs.

Qu’une paysanne accède au roi et se voie confier une direction militaire constitue déjà un fait singulier. Que celle-ci parvienne à galvaniser ses troupes et à reprendre des places fortes les unes après les autres pour conduire Charles VII à Reims n’est pas moins étonnant, surtout si l’on tient compte des doutes et des résistances de la cour et du roi lui-même à son égard.

En effet, les Anglais et leurs alliés bourguignons maîtrisaient la France du nord, notamment Paris. Charles VII avait donc installé sa cour dans la vallée de la Loire. Il était pleinement roi depuis 1422, mais toujours pas sacré sept ans plus tard. Il faut donc bien parler d’un « cas Jeanne d’Arc », qui est un défi pour l’historien.

Olivier Hanne, après bien d’autres spécialistes, se propose d’en livrer les principaux aspects. La personnalité de Jeanne suggère que l’on prenne en compte, successivement, son insertion dans la communauté villageoise, son profil religieux, son rapport à la guerre et ce que révèle son procès.

2. Une paysanne française au XVe siècle

Aux enquêtes dont Jeanne a fait l’objet, confiées aux clercs de l’université de Poitiers à la demande de Charles VII, à ceux que son procès réunit à Rouen pour la condamner, enfin aux experts mandatés pour sa réhabilitation, s’ajoutent de nombreuses pièces. Il faut d’abord mentionner la correspondance de Jeanne – cinq lettres conservées – et les sources historiographiques, parmi lesquelles les chroniques du moine Jean Chartier, du parti de Charles VII, et du laïc Enguerrand de Monstrelet, favorable aux Bourguignons.

Divers témoignages, dont ceux des auteurs anonymes du Journal du siège d’Orléans (1428-1429), en faveur de Charles VII, et du Journal d’un Bourgeois de Paris, plutôt hostile à Jeanne, ou encore les traités du prélat Jacques Gélu et de l’universitaire Jean Gerson, qui concluent en sa faveur, apportent des compléments utiles. L’histoire de Jeanne d’Arc est donc bien documentée.

On peut raisonnablement admettre que Jeanne naquit en 1412, assurément à Domrémy, village dépendant du duché de Bar, sur la rive gauche, champenoise, de la Meuse, mais relevant, sur le plan ecclésiastique, de l’évêché de Toul, situé en Lorraine, dans l’Empire germanique, sur l’autre rive. Jeanne d’Arc a donc grandi dans ce que l’on appelait les Marches de Lorraine, une zone frontalière, menacée, au surplus, par l’influence du duc de Bourgogne qui, allié avec les Anglais, gouvernait un vaste territoire au nord et au sud de cet espace intercalaire.

Son père, Jacques d’Arc ou d’Ay, était laboureur. Il appartenait donc à une catégorie plutôt aisée de la paysannerie, « propriétaire de quelques hectares et de [son] train de labour » (p. 15). Par ailleurs, il vendait de la laine. Sa mère, Isabelle Romé, eut cinq ou six enfants. La famille d’Arc, qui vivait dans une maison de pierre, était mainmortable, « statut intermédiaire entre la liberté et le servage » (p. 28), assez faiblement imposé. Elle jouissait d’une certaine notabilité. Jacques d’Arc devint même procureur – représentant – du seigneur de Vaucouleurs tout proche.

Jeanne, dont un cheveu pris dans un cachet de cire nous apprend qu’elle était brune, était illettrée. On devait l’aider pour signer son nom, quand elle ne traçait pas une simple croix. Exceptionnellement, il lui arriva de garder les troupeaux, d’où son surnom de « bergère », mais elle s’adonna surtout à ces activités féminines par excellence qu’étaient le filage et la couture. Jeanne d’Arc reflétait donc bien l’image de la paysanne française des années 1420. Dans une certaine mesure, cela se vérifie aussi du point de vue religieux.

3. La foi et la pratique : une jeune chrétienne à la fois typique et singulière

Jeanne d’Arc bénéficia d’une éducation religieuse qui imposait la connaissance des prières principales, à savoir le Notre Père (Pater noster), le Je vous salue Marie (Ave Maria) et la profession de foi Je crois en Dieu (le Credo).

Cette formation comprenait aussi l’observance de rites fondamentaux comme la confession et la communion au moins annuelles, à vrai dire plus fréquentes dans le cas de la jeune fille. Plutôt indifférente aux superstitions populaires, Jeanne parut également ignorante de la crise dont l’Église avait été affectée un peu plus tôt, le Grand Schisme (1378-1417), et qui avait vu s’affronter plusieurs papes, élus et soutenus de manière concomitante par des puissances politiques concurrentes.

Jeanne avait donc une foi simple, mais profonde et qui s’affirma même à l’adolescence. Parvenue à cette étape de sa vie, elle devint une puella, une jeune fille à marier, d’où son surnom de « pucelle ». Elle rompit toutefois un engagement pris par ses parents en ce sens, voulant conserver sa virginité dans le cadre d’une consécration privée, admise par l’Église, et qui s’apparentait à celle que prononçaient les béguines, de pieuses femmes laïques aussi appelées « filles-Dieu » (p. 44).

De fait, l’époque favorisait une religiosité intériorisée, celle que prônait la devotio moderna, issue des Pays-Bas, et que traduisait un ouvrage à succès, l’Imitation de Jésus-Christ, de Thomas a Kempis (v. 1420). Cette spiritualité était également marquée par un certain dolorisme, qu’exprimait la Pietà (ou Descente de la Croix) dans l’art. Enfin, en ces temps meurtris par la guerre, la peste, le refroidissement du climat et la disette, prévalait une angoisse eschatologique donnant lieu à un « prophétisme ambiant » (p. 80).

Le merveilleux, précisément, ne quitta plus Jeanne dès 1425, date à laquelle, comme elle l’affirma peu après, elle commença à recevoir des messages émanant de l’ange saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite. Peut-être ignorait-elle alors qu’environ trente ans plus tôt, Marie Robine, une visionnaire, avait annoncé qu’une pucelle sauverait le royaume. Jeanne observa d’abord le silence puis révéla à un seigneur local, Robert de Baudricourt, la mission qui lui avait été confiée : conduire Charles VII à Reims pour qu’il y soit sacré.

En butte à sa perplexité, mais plutôt soutenue par ses proches, elle finit par le convaincre et se vit offrir par les habitants de Vaucouleurs un vêtement d’homme, une épée et un destrier, qu’il lui fallut apprendre à monter. Une femme habillée comme un homme et en armes : le « scandale religieux » (p. 78) éclatait déjà aux yeux de ses détracteurs.

4. Jeanne d’Arc et la guerre

Certes, Charles VII, que Jeanne, sans l’avoir jamais vu, reconnut au milieu des courtisans à Chinon, la reçut (25 février 1429). Mais à la cour, deux partis s’affrontaient : celui du grand chambellan, Georges de la Trémoille, qui suggérait la paix avec Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et celui, belliciste, du clan du duc d’Orléans, les Armagnacs.

Charles VII fit jauger la fiabilité de Jeanne par des clercs de Poitiers. Rassuré, il confia à celle-ci une troupe, également commandée par le duc d’Alençon et Gilles de Rais. Or le régent d’Henry VI d’Angleterre, le duc de Bedford, assiégeait Orléans. Le premier grand fait d’armes de Jeanne fut de desserrer l’étau autour de cette ville et de mettre en fuite l’armée ennemie (8 mai 1429). Peu après, les Anglais étaient écrasés à Patay (17 juin 1429). La route de Reims, périlleuse, se dégageait devant Charles VII, qui hésitait pourtant encore à combattre le duc de Bourgogne.

Puis les villes ouvrirent leurs portes les unes après les autres : Auxerre, Saint-Florentin, Troyes, enfin Reims. En présence de Jeanne d’Arc, revêtue de son armure et arborant son étendard, l’archevêque de Reims, Regnault de Chartres, sacra le roi dans la cathédrale (17 juillet 1429). Jeanne avait réussi : « Rarement le destin d’un seul individu aura autant pesé sur un pays entier » (p. 175). Toutefois, elle savait que la victoire passait par la reconquête de Paris, que Charles VII se refusait à prendre par les armes.

Après avoir récupéré Compiègne, le roi reçut sa couronne à Saint-Denis, conformément à la tradition. Sans que ses voix le lui aient ordonné, Jeanne, accompagnée du duc d’Alençon, tenta un assaut contre Paris. Ce fut l’échec. Surprise par l’existence d’un double fossé, dont ses voix ne l’avaient apparemment pas prévenue, elle fut blessée, comme elle l’avait d’ailleurs été une première fois lors du siège d’Orléans.

Charles VII, abusé par les trêves que proposait le duc de Bourgogne, ne comprit pas d’emblée la manœuvre de ce dernier : gagner du temps pour permettre aux renforts anglais de débarquer. Rentré à Gien, il tergiversa.

Or déjà, Compiègne était assiégée par les Bourguignons. Sans ordre divin, ni même royal, et accompagnée d’une troupe de mercenaires, Jeanne crut devoir intervenir. Alors que « jamais elle ne tua d’hommes » (p. 158), mais était habile en matière d’artillerie, « à la manière d’un chef expérimenté » (p. 157), elle fut faite prisonnière le 23 mai 1430 puis déférée à Rouen. Son procès en hérésie fut confié à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, puisque l’arrestation avait eu lieu dans son diocèse, avec un message clair des Anglais : Jeanne devait être condamnée à mort.

5. Le procès et le bûcher

Assurément, l’hostilité de Pierre Cauchon et du promoteur (procureur) Jean d’Estivet à l’égard de Jeanne ainsi que la haine des Anglais contre la « putain » (p. 256) pesèrent lourd dans ce procès à charge.

D’ailleurs, celui-ci fut marqué par plusieurs irrégularités. Ainsi, Jeanne n’eut pas d’avocat. Seuls ses accompagnateurs spirituels, les frères Martin et Ysembart, purent l’approcher, outre ses gardes anglais, qui menacèrent fréquemment de la violer dans sa geôle froide et lugubre. En outre, ce procès étant conduit par l’Église, Jeanne aurait dû être détenue à l’archevêché, ce qui ne lui fut pas accordé, les Anglais voulant la surveiller de près.

Le procès s’ouvrit le 9 janvier 1431. Interrogée presque chaque matin, Jeanne reprocha à la cour sa partialité. Elle esquiva les questions relatives à Charles VII et, surtout, à ses voix, qui continuaient de lui parler. Ayant précédemment cherché à s’échapper d’une autre prison en sautant d’une tour, on lui reprocha une tentative de suicide. Jeanne nia et fit valoir la seule nécessité d’échapper à l’ennemi. On lui demanda si elle était en état de grâce, donc pure de tout péché mortel.

Simple et directe, elle répondit : « Si je n’y suis pas, que Dieu veuille m’y mettre, et si j’y suis, que Dieu veuille m’y tenir » (p. 244). La torture lui fut épargnée, mais on chercha sans cesse à la déstabiliser. Soudain, sur le conseil de frère Ysembart, Jeanne demanda un recours au concile réuni à Bâle. Stupéfait, Cauchon refusa. Il en avait le droit en tant que maître de la procédure d’Inquisition.

Finalement, Jeanne fut jugée coupable, notamment, de blasphème, divination et tentative de suicide. Le bûcher fut requis. Cependant, de manière imprévue, Jeanne abjura, peut-être parce que cela commuait la condamnation à mort en incarcération dans une prison ecclésiastique, où sa virginité eut été mieux préservée. Les Anglais enragèrent et Pierre Cauchon ne tint pas parole. Jeanne réintégra sa prison civile, où l’évêque la découvrit un peu plus tard à nouveau habillée en homme, alors que le port du vêtement féminin aurait dû traduire sa repentance. Entre-temps, lui aurait-on confisqué sa robe, forçant Jeanne à porter un vêtement d’homme afin d’éviter le viol par ses gardiens ?

Le fait est que Pierre Cauchon vit immédiatement en cela la preuve de son parjure. Le cas était entendu. Jeanne fut remise au bras séculier, qui se chargeait toujours de la mise à mort à l’issue d’un procès ecclésiastique, mais cela ne donna pas lieu à un procès séculier complémentaire, au mépris de la procédure. Brûlée vive à Rouen (30 mai 1431), ses cendres furent jetées dans le fleuve. Charles VII, resté silencieux, attendit la reconquête de Rouen (1449), donc l’accès aux minutes du procès, pour entamer la procédure qui la réhabilita peu après (1456).

Puis les Français oublièrent plus ou moins la Pucelle pendant trois siècles, sauf à Orléans, où l’on se souvenait qu’elle avait délivré la cité, et à Domrémy, où sa famille, anoblie, entretint sa mémoire.

6. Conclusion

Outre leur méfiance à l’égard de visions à tonalité politique, les juges de Jeanne furent déstabilisés par ses paradoxes. Pieuse et très attachée à sa virginité, celle-ci s’affranchissait pourtant de certaines règles sociales et religieuses garantes de la modestie attachée à son sexe. S’il est vrai qu’au XVe siècle, une femme pouvait contribuer à l’effort de guerre et être armée en certains cas, il n’était pas question pour elle de conduire une troupe, équipée comme un chevalier, une fonction que Jeanne ne revendiqua d’ailleurs jamais.

En outre, Jeanne d’Arc était encombrante : comment Charles VII d’une part, les Anglais et leurs alliés d’autre part, pouvaient-ils attribuer leur victoire ou leur défaite à une paysanne de dix-huit ans ?

Dès le XIXe siècle, notamment sous l’influence du Jeanne d’Arc de l’historien Jules Michelet (1841) et de l’édition des minutes du procès par Jules Quicherat sous le titre : Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle (1841-1849), la Pucelle d’Orléans devint une sorte d’image d’Épinal. Il est vrai que l’enseignement de l’histoire favorisait alors le récit des épisodes politiques et militaires marquants ainsi que les héros nationaux. Ce faisant, Jeanne était récupérée par une certaine France laïque. Pour les catholiques français, le procès en canonisation fit d’elle un symbole doublement chargé de sens, la Première Guerre mondiale ayant contribué à sceller la réconciliation nationale entre eux et les anticléricaux.

Enfin, cette étrange épopée alimenta bien des allégations : Jeanne d’Arc n’aurait-elle pas été, par exemple, une bâtarde d’Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, et du duc d’Orléans, donc la demi-sœur de Charles VII ? La sainte combattante constitue encore un objet d’étude privilégié pour les amateurs de mystères, mais la recherche historique, désormais, l’a bien rétablie dans son contexte.

7. Zone critique

La guerre de Cent Ans est une page complexe de l’histoire de France. Or la personnalité intrigante de Jeanne d’Arc échappe partiellement à l’investigation du chercheur. En proposant des cartes, des arbres généalogiques, un bref commentaire du traité de Jacques Gélu sur la Pucelle et un résumé du destin des principaux protagonistes de l’affaire, Olivier Hanne livre un matériau fort utile à la compréhension du sujet. Des études à profusion ayant déjà été consacrées à ce personnage, la bibliographie insérée en fin d’ouvrage ne pouvait être que sélective.

Toutefois, parmi les titres récents, il n’aurait peut-être pas été inutile d’ajouter François Neveux (éd.), De l’hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d’Arc revisités, ouvrage dans lequel ont été rassemblés les actes du colloque international et pluridisciplinaire de Cerisy (2009). Le pari d’Olivier Hanne est en tout cas réussi : offrir au grand public, mais également au lecteur averti, un ouvrage clair, riche et agréablement écrit, sur une figure fascinante de l’histoire médiévale d’Occident.

8. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé– Jeanne d’Arc. Biographie historique, Paris, Éditions du Grenadier - Bernard Giovanangeli Éditeur, 2016.

Du même auteur– Charlemagne. L'empereur des temps hostiles, Paris, Bernard Giovanangeli Éditeur, 2006.– Mahomet, le lecteur divin, Paris, Belin, 2013. – Le génie historique du catholicisme, Paris, Éditions de l'Homme nouveau, 2016. – Les seuils du Moyen-Orient. Histoire des frontières et des territoires de l'Antiquité à nos jours, Monaco, Éditions du Rocher, 2017.– Tsahal au coeur d'Israël. Histoire et sociologie d'une cohésion entre armée et nation, avec la collaboration de Charlotte Desmarest et – – L'Alcoran, comment l'Europe a découvert le Coran, Paris, Belin, 2019.

Autre piste bibliographique à propos de Jeanne d’Arc– François Neveux (éd.), De l’hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d’Arc revisités, Caen, Presses universitaires de Caen, 2012.

© 2020, Dygest