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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

Le Principe LOL2 A

de René Egli

récension rédigée parAnne-Claire DuchossoyDoctorante en littérature française (Universités de Bordeaux Montaigne et Georg-August Göttingen).

Synopsis

Développement personnel

Autopublié pour la première fois en 1993, cet ouvrage, qui a connu un succès immense au fil des années, traite de l’amour du point de vue d’un économiste. Ce titre est l’abréviation des mots allemands : LO de Loslassen (lâcher prise, libérer) ; L de Liebe (amour donc L2 amour au carré) et A d’Aktion/Réaktion (action, réaction). Ce principe se veut être une sorte de mode d’emploi pour trouver les clés du bonheur et du succès.

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1. Introduction

Trouver le bonheur, l’amour, le succès, voilà une quête bien connue du commun des mortels. L’envie est souvent là, mais difficile de dénicher les armes pour tenter de vivre la vie que l’on souhaite.

L’auteur, René Egli, y a longuement travaillé et a découvert une formule pour atteindre ces objectifs, LOL2A. Il s’agit de lâcher prise, d’amour et d’action ! Trois principes simples à comprendre, mais parfois compliqués à appliquer et à adopter dans sa vie quotidienne.

Ces trois choses ont pourtant le pouvoir de tout changer ! Après avoir décrit les différents drames que subissent les êtres humains, il s’attelle à son principe LOL2A et en explique tous les avantages bénéfices pour faire de sa vie ce que l’on souhaite !

2. Ce qui empêche les hommes d’être puissants (1)

Pour l’auteur, ce qui est problématique c’est la division manichéenne de la vie entre le bien et le mal. Cette vision de la vie ne découle pas d’une loi naturelle, car finalement ce qui est bien pour une personne ou une région du monde ne l’est pas forcément pour une autre : « Cette division entre le bien et le mal est une attitude typiquement humaine. La nature ne divise pas, elle ne juge pas. Regardez simplement autour de vous, constatez ce que l’homme a fait du monde en jugeant. »

Le constat est là : les gens aiment juger leurs voisins pour se donner, quelque part, un sentiment de supériorité, alors que justement c’est en cessant de juger les autres et se juger soi-même que les conflits diminuent.

René Egli dénonce les différents sentiments et actions que les hommes utilisent pour finalement se rendre impuissants. En premier lieu, il évoque la peur derrière laquelle les gens se cachent. Les peurs sont tellement nombreuses qu’il est presque impossible de les énumérer. Pensons par exemple à la maladie, aux accidents, le jugement, à la perte de son travail… C’est finalement l’incertitude qui conduit à avoir peur, incertitude due aussi au manque de confiance en soi et en la vie : « L’incertitude mène à la peur, et la peur mène non seulement aux assurances, mais aussi aux conflits, aux attitudes défensives et à l’agression. Plus on a d’incertitudes, plus on a peur, plus on doit se défendre et plus on agresse ».

Tout comme la peur, le péché est une loi inventée par l’homme et qui les influence négativement. Même si le péché a été créé par la religion, et même si la religion est moins présente qu’il y a quelques siècles, l’idée du péché et du mal perdurent. En mettant dans la tête des gens qu’ils sont des pêcheurs, on leur donne mauvaise conscience et ainsi on les empêche d’agir. « Dans la pratique, cela se passe ainsi : un appelé s’adresse à la foule réunie en prononçant d’une voix solennelle les paroles suivantes : “ Vous êtes tous des pécheurs. Venez à moi pendant qu’il est encore temps et je vous montrerai la voie du salut” ».

Encore une fois, au-delà même de la religion, le péché permet à certains de prendre le pouvoir sur les autres, de les juger et de les manipuler. S’ajoute à tout cela le refus de la responsabilité qui correspond pour l’auteur à rejeter la faute sur les autres, surtout lorsque c’est négatif.

3. Ce qui empêche les hommes d’être puissants (2)

Il y a aussi l’ingérence, c’est-à-dire se permettre de dire aux autres comment ils devraient faire pour bien conduire leur vie. L’ingérence est bien entendu profondément liée au jugement.

Continuons avec la quête dans le monde extérieur qui est le fait de chercher des solutions dans un ailleurs et non en nous-mêmes.

« Si nous cherchons des réponses à l’extérieur, c’est que nous pensons qu’il n’en existe pas à l’intérieur. Il semblerait donc que beaucoup de gens n’attribuent que peu de force à leur pouvoir intérieur ! »

Finalement, la soit-disant complexité de la vie est un frein pour les hommes : dire que c’est compliqué donne une excuse pour ne pas faire. La rationalité ou l’analyse sont aussi des capacités qui freinent et limitent l’être humain, car elles ne nous poussent pas à aller au-delà. L’incapacité de penser indépendamment et logiquement est le dernier point sur lequel s’arrête l’auteur. Pour lui, l’homme suit le même fonctionnement depuis milliers d’années, et ne réfléchit donc pas de façon indépendante. Il suit les modèles et l’environnement.

Toutes ces façons d’agir ont pour conséquence de ne pas résoudre les problèmes : « Celui qui se rend impuissant ne peut pas espérer atteindre ses objectifs rapidement, ni résoudre ses problèmes de manière optimale. » C’est pour ça que l’auteur propose le principe LOL2A pour devenir des êtres puissants et maîtres de leur vie.

4. Action / Réaction

Revenons au principe clé du livre : LOL2A. René Egli commence par expliquer le principe d’Action / Réaction. Une pensée est une vibration donc une énergie : « Chacune de nos pensées est un corps énergétique. Les effets sont bien sûr différents en fonction du potentiel énergétique. Il existe des pensées fortes et des pensées faibles. Tout le reste étant aussi vibration, nous pouvons tout influencer avec nos pensées ».

Ce qu’il faut comprendre par-là, c’est que nos pensées vont donc influencer nos vies, elles déterminent l’énergie qui émane de nous : plus elles sont puissantes, plus elles vont se réaliser. Alors qu’est-ce que le principe d’action-réaction ? « Vous émettez des pensées. C’est l’action. Ce qui vous revient, c’est la réaction. Imaginez : tout ce que vous pensez vous revient ! »

Par conséquent, tout ce que l’on dit des autres ou ce que l’on fait nous revient également, comme par justice, c’est pour cette raison que l’auteur nous invite a toujours souhaiter le meilleur aux autres. De plus, ce que les autres font leur appartient, ce n’est pas notre problème.

Pour René Egli, il n’y a pas de hasard. Tout est une question d’action et de réaction, en deux mots de ce que l’on sème : « Nous créons notre réalité avec nos pensées. Quoi que vous expérimentiez dans votre vie vous en êtes l’auteur. Donc vous pouvez tout changer. Le visible est toujours une représentation de l’invisible. L’invisible, c’est vos pensées et vos sentiments ».

Pour finir, gardons en tête que les pensées positives et les pensées d’amour nous protègent aussi des pensées négatives des autres.

5. Lâcher-prise

Abordons à présent le lâcher-prise qui signifie qu’il faut accepter l’état présent. Accepter le présent c’est le lâcher, et le lâcher c’est le transformer. Il est inutile de refuser ce qui est maintenant, car le refuser crée un conflit qui épuise notre énergie, qui limite et qui bloque. Il est également important de ne pas juger, car juger crée des conflits qui empêchent d’avancer. L’auteur nous invite à ne pas penser au chemin, c’est-à-dire ne pas se fixer uniquement une ou deux possibilités pour arriver à un but, mais plutôt se laisser une large possibilité d’action et de choix. Il ne faut pas lutter pour un but ou contre l’état présent, voilà la leçon !

Encore une fois pour atteindre un but, il ne faut pas résister : « Si vous vous concentrez avec acharnement sur votre but, cela veut dire que vous vous agrippez, que vous limitez votre intelligence ; et là, vous n’êtes plus capable d’avoir des pensées lucides. Concentration signifie exclusion ; vous ne voyez plus ce qui se passe autour de vous, ce qui est une limitation de votre intelligence ». Mais lâcher ne signifie pas douter ! Au contraire, il faut avoir confiance en nous et en la vie.

Il est donc important de stopper les pertes et les blocages inutiles d’énergie. Nous perdons cette énergie quand nous refusons l’état présent, quand nous jugeons, quand nous avons peur de l’échec, quand nous comparons, quand nous entretenons des sentiments négatifs, quand nous luttons, quand nous culpabilisons. Ici et maintenant, voilà ce qui compte.

6. L’amour comme pilier

« L’amour – et non la peur – est LA loi fondamentale de la vie. Amour signifie unité ; et l’unité est plus forte que la séparation. Par conséquent, l’amour est plus fort que la peur. En d’autres termes : l’amour est la plus grande force de l’univers. »

René Egli nous invite à ne pas discuter sans cesse sur l’amour, à arrêter d’essayer de le comprendre, mais plutôt à le vivre et à le ressentir. L’amour est une énergie illimitée, plus nous avons de l’amour en nous, plus nous augmentons notre potentiel. Ce que l’auteur évoque est l’amour inconditionnel (sans conditions) sans jugement, sans division, un amour qui ne fait qu’un.

L’amour est le plus grand des pouvoirs, il est plus fort que le combat, il est une sécurité absolue, il est la réponse à toute question et la solution à tout problème. Pour lui, le but d’une vie est de ressentir et d’exprimer toujours plus d’amour. Donc si l’amour est en nous de façon illimité, alors tous nos soucis pourront être réglés.

Il faut passer de la conscience sociale à la conscience cosmique, c’est-à-dire élargir au maximum notre conscience au-delà de ce qui est donné de savoir. D’ailleurs, René Egli explique que nous rencontrons des gens qui ont la même conscience que nous, qui pensent comme nous.

7. S'aimer soi-même

La seule chose qui nous limite vraiment est notre manque d’amour. En s’extirpant de la conscience sociale, nous devons aller vers notre propre schéma de pensées, aimer les autres comme nous-même. Ne pas seulement aimer son prochain, non, il est important de commencer par s’aimer soi-même !

Pour aimer les autres, il faut s’aimer soi-même. L’auteur pense que l’analyse par un professionnel n’est pas une bonne solution, la seule chose qui vaille est l’amour : « l’analyse divise en morceaux distincts ; il en résulte le conflit. L’amour rassemble, l’amour est unité ; il en découle l’harmonie ».

S’aimer c’est aimer le monde entier et surtout c’est se donner la chance d’atteindre nos buts. L’amour est le plus simple et le plus efficace des moyens.

Il ne faut également pas oublier la gratitude qui est une des plus belles expressions de l’amour : savoir dire merci, savoir être reconnaissant. « Celui qui aime la vie et ressent de la gratitude sera récompensé en conséquence par la vie. Il s’agit simplement d’une application de la loi universelle action = réaction. »

Que faut-il retenir ? Malheureusement, en général, on attend que les autres changent, mais ce qu’il faut saisir c’est que « le changement doit commencer en moi-même. » Ne jamais oublier le libre arbitre qui permet de devenir maître de nos pensées et de nos actes. Grâce à ce libre arbitre, tout est possible, mais cela implique aussi une entière responsabilité de notre part : nous sommes responsables de ce que nous pensons ! Et pour finir, il ne faut pas oublier que « lorsque vous changez, le monde se transforme. »

8. Conclusion

René Egli, à travers son ouvrage, propose une formule du bonheur. Du lâcher-prise à l’action en passant par l’amour, voilà les trois grands principes qui font de notre vie ce que nous souhaitons.

Penser positivement pour créer des énergies positives, lâcher prise en acceptant le présent, et s’aimer soi-même pour aimer les autres. Il s’agit bien d’être responsable de soi et de sa vie. Rien n’est écrit. Il faut vivre dans l’ici et le maintenant.

9. Zone critique

Le texte est clair, la lecture agréable. Quelques apartés sur la réincarnation pourront déranger certains, mais le principe ne peut qu’aider les lecteurs à trouver la voie du bonheur.

Ceux qui en entament les pages ne peuvent qu’adhérer aux propos de l’auteur ! Certains de ses principes se rapprochent des Quatre accords toltèques Don Miguel Ruiz qui sont « Que votre parole soit impeccable » ; « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle » ; « Ne faites pas de suppositions » ; « Faites toujours de votre mieux ». Il est toujours question de ce lâcher-prise, du respect et de l’amour des autres et de soi.

Nous pourrions également compléter ce cheminement par l’ouvrage d’Élisabeth Kübler-Ross et David Kessler Leçons de vie : comprendre le sens de nos désirs, de nos peurs et de nos espoirs. Tous les thèmes importants de la vie (mort, temps, deuil), les sentiments (colère, culpabilité, peur) et les relations (amitié, amour) Y sont abordés. Il s’agit avec tous ces livres d’apprendre à faire de sa vie une existence riche et authentique !

10. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé– Le Principe LOL2 A, la formule du bonheur, Paris, J’ai lu, 2014.

Autres pistes— Ruiz Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Jouvence Édition, 2017.— Tal Ben-Shahar, L’Apprentissage du bonheur, Pocket, 2011.— Christophe André, Vivre heureux, psychologie du bonheur, Odile Jacob, 2004.

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