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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

La France de Vichy 1940-1944

de Robert Paxton

récension rédigée parAlexandre KousnetzoffAncien élève de l'IEP de Paris.

Synopsis

Histoire

L’épée et le bouclier. Telle est la formule qui a souvent été utilisée pour caractériser le rôle du maréchal Pétain vis-à-vis des Français pendant la Seconde Guerre mondiale (l’épée) et pendant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie qui lui a immédiatement succédé (le bouclier). Cette thèse est celle qui prévalait dans l’historiographie française sur la période jusqu’à la parution de l’ouvrage fondateur et choc de Robert Paxton. Le premier, il a démontré avec brio que, si Pétain pouvait bien avoir été l’épée de la France pendant le second conflit mondial, il n’avait en rien été son bouclier pendant les années noires de l’Occupation. En définitive il n’aura épargné aucune souffrance, aucune humiliation à ses compatriotes pendant ses quatre années passées au pouvoir, entre 1940 et 1944.

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1. Introduction

Lorsque l’ouvrage paraît en France, en 1973, le pays sort à peine d’une longue crise d’amnésie. Jusqu’alors en effet le passé collaborateur de la France avait été en grande partie occulté, le régime de Vichy passant pour un épisode qui, malgré tout, avait réussi à préserver l’essentiel : l’indépendance du pays, si fictive fut-elle. La Shoah, notamment, c’est-à-dire la tentative d’extermination du peuple juif, était un sujet que l’on n’abordait pas, et qui était considéré comme secondaire dans l’ensemble de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

L’ouvrage de Paxton change profondément la donne. Pour la première fois, il donne du maréchal Pétain une image autre que celle du « vieillard au regard marmoréen » proférant des formules aussi emphatiques que creuses : « Je tiens les promesses, même celles des autres », ou encore « Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal ». Paxton ne dédouane donc pas Pétain de ses responsabilités écrasantes, et nie qu’il ait été proche du gâtisme pendant ses quatre années passées au pouvoir.

L’ouvrage est avant tout une analyse aussi serrée que possible de ces quatre années, sous tous ses aspects, aussi bien extérieurs qu’intérieurs, politiques qu’économiques, sociaux qu’institutionnels. La question essentielle du livre consiste bien entendu à savoir si la politique de concessions constantes à l’occupant du maréchal Pétain a permis à la France de connaître un sort meilleur que celui des autres pays européens occupés par l’Allemagne nazie. Et la réponse à cette question est clairement non.

Le compte-rendu qui va suivre s’attachera donc à passer en revue les principaux aspects de la politique du régime de Vichy : le sort réservé aux Juifs d’abord, puis la politique territoriale. Suivront la vie quotidienne, avec l’approvisionnement en produits alimentaires, et une partie consacrée aux « gagnants » et aux « perdants » du régime de Vichy. Enfin une tentative de bilan, notamment moral, sera dressée.

2. Vichy n’a pas empêché la déportation et l’extermination de Juifs français ou étrangers

Si 92 % des Juifs autochtones qui habitaient en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Pologne, en Grèce et en Yougoslavie ont été exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale, 95 % des Juifs français ont survécu. La France est le seul et unique pays occupé par l’Allemagne nazie à avoir atteint un tel taux de « survie », s’il est possible de s’exprimer ainsi.

Mais ce résultat est-il dû à la politique suivie par Vichy, à une volonté délibérée de sauver les Juifs de France ? Il est très sérieusement permis d’en douter. Certes, Pierre Laval, vice-président du Conseil de juillet à décembre 1940 puis chef du gouvernement de 1942 à 1944, refusera en 1942 de livrer à l’Allemagne les Juifs de nationalité française. Mais c’était au nom d’un idéal de souveraineté nationale et non pas par souci de sauver d’une extermination que l’on savait certaine des victimes potentielles.

Surtout, la législation antisémite de Vichy n’était pas en reste sur les exigences allemandes, qu’elle devançait même. Ainsi du statut des Juifs ou plutôt des deux statuts des Juifs, promulgués en 1940 et en 1941, qui seront adoptés sans aucune demande allemande dans ce sens. Si ces législations d’exception symbolisent le mieux la politique ouvertement antisémite de Vichy, d’autres aspects sont tout aussi importants : spoliation des biens des Juifs, « aryanisation » de l’économie française, mesures symboliques comme le port de l’étoile jaune, signe distinctif se voulant infamant pour les Juifs, etc.

Enfin, s’il est vrai que, dans un premier temps du moins, avant l’occupation de la zone libre en novembre 1942 par l’armée allemande en représailles au débarquement allié en Afrique du Nord, cette dernière constitua un refuge relativement sûr pour de nombreux Juifs, aussi bien français qu’étrangers, c’est cependant dans la zone d’occupation italienne, de superficie pourtant très réduite, que les réfugiés juifs trouveront les conditions optimales – bien que relatives – de sécurité !

En définitive, le sauvetage des Juifs de France sera le fait de compatriotes compatissants, et ne devra rien, ou à peu près, à une politique active menée par le régime de Vichy.

3. La politique de Vichy fut un échec complet sur le plan territorial

La fiction de souveraineté nationale soigneusement entretenue par le régime de Vichy a-t-elle apporté des gains territoriaux à la France pendant l’Occupation, ou du moins permis un moindre assujettissement ? La réponse est clairement non.

Tout d’abord, en dépit de toutes les concessions, l’annexion pure et simple de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine (le département de la Moselle) ne fut jamais remise en cause par L’Allemagne nazie. De même, l’annexion de facto du nord-est du pays, administré par le gouvernement militaire allemand de Bruxelles, resta-t-elle inchangée pendant toute l’Occupation.

Inutile bien entendu de parler de la zone occupée (une petite moitié nord du pays et tout le littoral Atlantique) et de la zone libre, puisque cette dernière cessera de l’être en novembre 1942 : en fait de gains territoriaux, c’est à une occupation de l’ensemble du territoire que le régime de Vichy dut se résoudre.

Reste l’occupation de l’Empire, la seule carte avec sa marine militaire que le régime de Vichy pouvait jouer face à l’Allemagne, et qu’il se refusa toujours à jouer, sans doute parce qu’il avait trop à perdre en heurtant de front les autorités allemandes d’occupation, sachant ou pressentant qu’une majorité de Français ne l’aurait pas soutenu en s’engageant dans un vaste mouvement de résistance s’apparentant à une sorte de guérilla.

Dans ce domaine, Vichy réussit à éviter l’occupation par l’Allemagne de l’empire colonial français jusqu’au déclenchement des opérations militaires en Afrique du Nord en novembre 1942. À quelques exceptions près cependant : acceptation d’inspections allemandes au Maroc et au Sénégal, et mise à la disposition de l’Allemagne des aérodromes syriens pour soutenir la révolte irakienne contre la Grande-Bretagne en mai 1941. Même à ce chapitre, donc, la politique de Vichy ne sut pas préserver les intérêts de la France.

Enfin, dans la perspective d’un traité de paix avec l’Allemagne que la France de Vichy appelait de ses vœux, mais que l’Allemagne refusera toujours de signer, aussi bien Pierre Laval que l’amiral Darlan, les deux chefs de gouvernement de Pétain, voulurent obtenir l’assurance que le traité en question reconnaîtrait les frontières antérieures à la guerre et laisserait à la France un empire colonial peu ou prou inchangé. Toutes clauses sur lesquelles l’Allemagne refusa constamment et fermement de s’engager, ne donnant pas de grain à moudrn à Vichy sur cette question.

La conclusion est donc aussi simple que rapide : la politique de Vichy fut pour la France une véritable catastrophe sur le plan territorial, ravalant le pays au rang des États totalement occupés par l’Allemagne.

4. En matière de ravitaillement, la France de Vichy se trouvait dans le peloton de queue des pays européens occupés par l’Allemagne

Le régime de Pétain a-t-il évité le pire aux Français en matière de conditions matérielles de vie ? Il est permis d’en douter, pour pratiquer l’art de l’euphémisme.

En matière de ravitaillement alimentaire par exemple, la France était le pays où la ration quotidienne de calories était la plus faible de toute l’Europe occidentale, Italie exceptée. Avec 1 500 calories par personne et par jour en moyenne (chiffre atteint seulement si l’on pouvait s’approvisionner, en partie du moins, au marché noir), la France avait une ration inférieure à celle qui était constatée en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie ou encore dans le protectorat de Bohême-Moravie.

Si l’on ne pouvait pas se ravitailler au marché noir, ce qui était le cas de la plupart des citadins, soit par manque de moyens, soit par manque de relations à la campagne, ce chiffre de 1 500 calories par jour n’était pas atteint.

Vichy a-t-il au moins obtenu des concessions allemandes dans le domaine de la pénurie alimentaire ? Bien au contraire. Avec environ 58 % de la production française totale, tant agricole qu’industrielle ou minière, prélevés au titre des frais d’occupation, la pénurie était de toute façon inévitable. Mais elle empira encore à partir d’août 1942, lorsque le quota des produits alimentaires devant être livrés à l’Allemagne fut brusquement et sensiblement relevé, rendant encore plus difficile la vie quotidienne des Français en matière d’approvisionnement. Un relèvement de quota que le régime de Vichy accepta sans mot dire, s’empressant une fois encore d’accéder aux moindres désirs de l’occupant.

Au total, pendant toute la durée de la guerre, la France fut le pays d’Europe qui contribua le plus fortement à l’alimentation de l’armée allemande et de la population civile allemande, fournissant, en chiffres aussi bien relatifs qu’absolus, plus de produits alimentaires que la Pologne.

5. Le régime de Vichy a connu ses « gagnants » et ses « perdants »

Au sein du régime d’exception qu’était Vichy, tous ne subissaient pas le même sort. Aussi existe-t-il des « gagnants » et des « perdants » de Vichy.

Au premier chapitre, les paysans. En 1940, la France demeurait un pays de petites ou moyennes exploitations agricoles. Pour peu qu’il n’ait pas eu un fils prisonnier de guerre en Allemagne, et qu’il ait disposé de quelques bêtes de trait, le manque de carburant rendant vaine toute tentative de mécanisation, l’agriculteur, même modeste, était l’un des personnages les mieux lotis du régime. Il produisait en effet la denrée rare entre toutes : les produits alimentaires.

De la même manière, le commerçant était lui aussi un privilégié du régime de Vichy. Parce qu’il organisait la pénurie, il exerçait un réel pouvoir sur le ravitaillement et sur l’approvisionnement des Français, pouvoir qui permettra à beaucoup d’entre eux de bâtir des fortunes insolentes pendant l’Occupation.

Le patronat enfin. Débarrassé des syndicats, interdits par Vichy, ainsi que de la concurrence réelle par la cartellisation mise en place par le régime, organisant toutes les industries par branches et par secteurs, sans concurrence véritable entre les entreprises, le patronat bénéficia également des institutions du corporatisme. Sorte de remise à l’honneur (du moins en théorie) des corporations médiévales, cet ensemble d’institutions tendait à supprimer tout vestige de la lutte des classes d’inspiration marxiste dans les relations professionnelles, au profit d’une coopération qui assurait de fait, comme de droit d’ailleurs, une prééminence absolue au patronat.

Au chapitre des perdants à présent il faut mentionner le salarié, ruiné par l’inflation galopante. Ainsi, entre 1940 et 1944, le franc français fut-il la monnaie qui se dévalua le plus après la lire italienne, championne toute catégorie de la perte de pouvoir d’achat. Entre juin 1940 et décembre 1942, le coût de la vie augmenta en France de 50 %. Avant de doubler de janvier 1943 à août 1945. Dans le même laps de temps, les salaires ne furent réévalués que de 30 % entre le début de la guerre et juillet 1942. Puis quasiment plus à partir de cette date. Le salarié fut donc le vrai perdant du régime de Vichy, et en particulier l’ouvrier, soumis en outre à de multiples pressions psychologiques comme à la menace constante du départ pour l’Allemagne dans le cadre du STO (Service du travail obligatoire) mis en place à partir de 1942.

La France de Vichy était ainsi, socialement, profondément élitiste, favorisant de fait les couches les plus aisées de la population, paysans mis à part. Mais ces derniers étaient choyés également de par les choix idéologiques du régime, exaltant le « retour à la terre » et « la terre qui, elle, ne ment pas ».

6. Il est possible de dresser un bilan du régime de Vichy

Il faut toujours en revenir à la thèse du bouclier et se poser la question de savoir si le régime du maréchal Pétain a évité le pire à la France occupée. La problématique est assez simple. Dans un premier temps, Vichy ne voulait pas résister à l’Allemagne. Dans un deuxième temps, à partir de 1942, il ne le pouvait plus.

Qu’est-ce que toutes les concessions arrachées par l’Allemagne à la France de Vichy auront apporté au pays occupé ? Très peu de choses. On peut simplement mettre à l’actif de Vichy quelques mesures symboliques, comme la dispense de porter l’étoile jaune pour les Juifs de la zone libre, la « relève » pendant quelques mois au lieu du STO (la « relève » correspondant à un échange sur la base de 3 contre 1 entre travailleurs français partant volontairement pour l’Allemagne et prisonniers de guerre français en Allemagne regagnant leur foyer), ainsi qu’une très légère et, surtout, temporaire diminution des frais d’occupation consentie entre mai 1941 et novembre 1942. C’est bien peu pour tant de couleuvres avalées !

Il faut en venir à présent au bilan moral de Vichy. Par le biais de la Révolution nationale, Vichy a dressé une partie des Français contre l’autre, a mené une politique sectaire et partisane, contraire aux intérêts du pays mais conforme aux intérêts idéologiques du régime. Il ne faut jamais oublier que les élites de Vichy avaient été traumatisées par le Front populaire de 1936, et que la peur de la révolution dominait en leur sein toute autre préoccupation.

Alors, Vichy, terreur blanche, marché noir, bibliothèque rose, pour reprendre la célèbre formule définissant le régime du maréchal Pétain ? Sous la plume de Paxton oui, mille fois oui.

7. Conclusion

L’État français du maréchal Pétain n’a pas joué de double jeu. Il n’a pas ménagé en apparence la puissance occupante, l’Allemagne nazie, afin de favoriser dans la coulisse les alliés anglo-américains. Il a, sciemment, volontairement, en toute connaissance de cause, favorisé l’occupant et sa politique.

Et ce pour une raison simple : les contraintes de la politique extérieure (s’entendre, à n’importe quel prix, avec la puissance occupante aux termes de la convention d’armistice signée en juin 1940) rencontraient l’objectif principal, sinon unique, de la politique intérieure : les impératifs de la Révolution nationale.

Cette idéologie mise en place par les élites traditionalistes qui, dès l’origine, ont formé l’un des soutiens les plus fermes, les plus actifs et les plus inamovibles du régime de Vichy, tendait à effacer toutes les institutions républicaines, l’esprit républicain, les idéaux républicains, afin de leur substituer des valeurs réactionnaires souvent issues de la pensée de Charles Maurras, le théoricien nationaliste et monarchiste qui sera le grand rénovateur de la droite française dans l’entre-deux-guerres.

Cette politique de guerre civile plus ouverte que larvée aboutira à dresser l’une contre l’autre deux France antagonistes et à jamais irréconciliables, dans un climat de contre-révolution de pacotille que seul le souffle de la Résistance parviendra à balayer. C’est le grand mérite de l’ouvrage de Robert O. Paxton d’avoir démontré, pièces d’archives à l’appui, cette vérité indispensable à qui veut connaître le vrai visage du régime de Vichy.

8. Zone critique

Si novateur que soit La France de Vichy 1940-1944, ce texte n’en présente pas moins certaines faiblesses. La principale réside dans la présence d’un esprit de système qui parfois ne résiste pas à une analyse historique objective, scientifique et dépassionnée.

Ainsi, des historiens aussi différents que Serge Klarsfeld, Alain Michel, Marc Ferro ou Pierre Laborie se sont inscrits en faux contre les thèses de Paxton, les accusant d’être caricaturales. Notamment en ce qui concerne le sort des Juifs de France, où l’action de Pierre Laval, d’après Serge Klarsfeld, a été déterminante pour éviter l’extermination de la majorité des Juifs de nationalité française. En l’espèce, Paxton aurait confondu les responsabilités, et attribué à Pierre Laval des fautes qui, en réalité, étaient plus celles de personnages comme René Bousquet, secrétaire général de la police du régime de Vichy et organisateur principal de la rafle du Vélodrome d'Hiver de juillet 1942 et de celles d'août 1942 en zone sud.

L’historien Alain Michel ajoute qu’il faut établir une distinction essentielle entre Juifs de nationalité française et Juifs étrangers, ce que Paxton ne fait pas suffisamment, et surtout il ajoute que, après examen de leur dossier par les autorités de Vichy, 75 % des Juifs étrangers naturalisés français dans les années 1920 et 1930 se sont vus maintenir la nationalité française par le régime du maréchal Pétain. Un aspect de la question totalement passé sous silence par Paxton.

Relativement à la Résistance à présent, Marc Ferro considère qu’une erreur globale d’appréciation, d’analyse et de mise en perspective préside aux thèses de Paxton sur le sujet, comme d’ailleurs sur la participation des Français à la collaboration active. Ainsi, selon Ferro, le nombre de résistants aurait été beaucoup plus élevé que celui estimé par Paxton. De même, le nombre de Français collaborant effectivement avec l’occupant, ce qui exclut une simple attitude d’attentisme, aurait été beaucoup plus réduit que ce que l’ouvrage de Paxton peut laisser supposer.

Enfin, l’historien Pierre Laborie pointe certaines erreurs factuelles d’importance, en particulier relativement au poids de l’occupation allemande en France. Ainsi, la présence allemande, évaluée par Paxton à 40 000 soldats seulement jusqu’en 1943, était en réalité beaucoup plus importante selon Laborie. D’après ce dernier en effet, les troupes d’opération de l’occupant comptaient 400000 hommes en 1942-43 (soit un nombre dix fois supérieur au chiffre avancé par Paxton), sans compter les seules troupes de maintien de l’ordre, qui se montaient à 100 000 hommes dès la fin de l’année 1941, et à 200 000 hommes en 1943.

Au total donc, des bémols extrêmement importants à apporter à La France de Vichy, même si ces derniers ne remettent pas fondamentalement en cause les conclusions essentielles de Paxton, qui demeurent justes.

9. Pour aller plus loin

Ouvrages de Robert Paxton

- La France de Vichy 1940-1944, Paris, Éditions du Seuil, 1973- Vichy et les Juifs, Paris, Calmann-Lévy, 1981 (avec Michaël R. MARRUS) - Le Temps des chemises vertes : révoltes paysannes et fascisme rural, 1929-1939, Paris, Éditions du Seuil, 1996 - L’Armée de Vichy : le corps des officiers français, 1940-1944, Paris, Tallandier, 2004- Le Fascisme en action, Paris, Éditions du Seuil, 2007

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