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Voici le résumé de l'un d'entre eux.

Le Miracle de la Pleine Conscience

de Thich Nhat Hanh

récension rédigée parClaire Cursoux

Synopsis

Développement personnel

Dans l’ouvrage intitulé Le Miracle de la Pleine Conscience paru pour la première fois en 1974, Thich Nhat Hanh évoque les principes fondamentaux de la pratique de la Pleine Conscience au quotidien. Il révèle ainsi que l’expérience de la méditation ne devrait pas être seulement réservée aux moments d’assise, mais qu’elle devrait également être mise en place dans toutes nos activités quotidiennes, pour transformer notre manière de vivre. L’auteur délivre au lecteur de nombreux conseils pour pratiquer la Pleine Conscience, à travers des exercices simples et concrets à appliquer chaque jour.

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1. Introduction

Publié pour la première fois en 1974 pendant la guerre du Vietnam, l’ouvrage intitulé Le Miracle de la Pleine Conscience constitue à l’origine une lettre adressée par Thich Nhat Hanh à l’un des responsables de l’École de la jeunesse au service social qu’il fonde en 1965 au Vietnam. Vingt ans plus tard, le livre est traduit dans une quinzaine de langues.

À travers cet ouvrage, Thich Nhat Hanh transmet un enseignement universel trouvant ses fondements dans la tradition zen vietnamienne et dans la méditation bouddhiste. Grâce à des exemples concrets et des propositions d’exercices faciles à appliquer au quotidien, l’auteur répond à des questions essentielles de la vie humaine : comment méditer, et pourquoi la méditation est-elle si importante ?

Non seulement l’auteur définit la pratique de la Pleine Conscience, mais il délivre également un enseignement sur la respiration, jouant un rôle essentiel dans la posture méditative. L’auteur explique par ailleurs l’importance de la méditation et propose des exercices pour aider le lecteur à la mettre en pratique. Enfin, Thich Nhat Hanh souligne la nécessité du service et de la compassion.

2. La Pleine Conscience

Pour définir la Pleine Conscience, Thich Nhat Hanh s’appuie sur plusieurs expériences de la vie quotidienne.

Ainsi, lorsque nous lavons la vaisselle, l’écrivain nous recommande d’être pleinement conscients de l’action que nous sommes en train d’effectuer.

Il nous est nécessaire de prendre conscience de notre respiration, de notre corps, de nos pensées et de nos gestes, sans nous laisser envahir par les distractions mentales. Si nous ne sommes pas pleinement conscients lorsque nous lavons la vaisselle, alors cette tâche nous apparaît comme une corvée à terminer au plus vite. Au contraire, en devenant pleinement conscients dans notre action, nous devenons véritablement vivants dans l’instant. De la même manière, chacune de nos actions quotidiennes devrait être l’occasion de pratiquer la Pleine Conscience. Aussi bien lorsque nous buvons une tasse de thé ou lorsque nous mangeons une mandarine. Dès lors, Thich Nhat Hanh nous invite à revenir au moment présent, pour profiter pleinement de la vie et pouvoir considérer chaque instant comme un véritable miracle.

Pour nous aider à pratiquer la Pleine Conscience au jour le jour, l’auteur nous propose d’accompagner nos gestes par une pensée qui nous ramène au moment présent.

Ainsi, si nous décidons de partir en promenade, il est possible de faire naître en nous la pensée suivante : « Je marche sur ce sentier qui mène au village » (p. 20) Cette pensée ne doit pas être répétée de manière machinale, mais elle doit accompagner la Pleine Conscience que nous mettons dans l’action de marcher, en demeurant attentifs à chacun de nos pas. Par ailleurs, l’auteur nous suggère de mettre en place une journée par semaine qui serait entièrement consacrée à la pratique de la Pleine Conscience.

Sa mise en place peut progressivement nous aider à pratiquer la Pleine Conscience durant toute la semaine. Lors de cette journée, Thich Nhat Hanh nous recommande de prendre notre temps pour réaliser chacune de nos actions, en maintenant de préférence une atmosphère silencieuse.

3. La respiration

Thich Nhat Hanh souligne l’importance de la respiration, outil principal nécessaire au maintien de la Pleine Conscience.

La respiration est un outil naturel qui établit un pont entre le corps et le mental, ainsi qu’entre la vie et la conscience. Lorsque notre esprit se disperse, centrer notre attention sur la respiration est un moyen de revenir au moment présent. La respiration nous aide à renforcer notre concentration.

Selon les situations dans lesquelles nous nous trouvons, il peut être cependant plus ou moins difficile de maintenir notre Pleine Conscience en demeurant attentif à notre respiration, comme lorsque nous nous promenons avec un ami qui nous parle, car notre attention a tendance à se disperser facilement. Cependant, quelles que soient les expériences que nous vivons, nous pouvons continuer à pratiquer la Pleine Conscience en centrant notre attention sur notre souffle. En effet, la respiration est un outil précieux nous permettant de contrôler notre corps et notre esprit.

Pour réussir à maintenir la Pleine Conscience, y compris dans des situations qui ne s’y prêtent guère, un effort de concentration est indispensable. Notre respiration doit être calme et paisible. Il nous est possible de compter notre respiration pour maintenir un souffle régulier. L’auteur nous recommande de compter le chiffre un lors d’une première inspiration, et de le répéter lors d’une première expiration, puis de continuer à compter ainsi jusqu’à dix. Cet exercice est une méthode pour nous aider à rester conscients de notre respiration, car si nous perdons notre compte, c’est que notre esprit s’est dispersé. Il faut alors recommencer et ainsi de suite. Thich Nhat Hanh souligne l’importance de la respiration puisqu’elle nous permet de rentrer en contact avec notre conscience. Il montre par ailleurs qu’une bonne respiration a des effets revitalisants sur les organes, sur les poumons et sur le sang.

Enfin, le moine rappelle que la respiration est un outil très utile pour la pratique de la méditation, mais que la Pleine Conscience doit également être amenée dans toutes nos actions quotidiennes. Ainsi, chaque moment de notre vie peut devenir une méditation.

4. La méditation

La pratique de la méditation est recommandée par Thich Nhat Hanh, car elle nous procure un repos véritable que nous ne trouvons ni dans le sommeil ni dans la sieste.

Deux positions peuvent être adoptées pour pratiquer la méditation.

La première consiste simplement à s’allonger sur le dos, les bras le long du corps, sans oreiller sous la tête. Cette position est idéale pour détendre tous les muscles du corps, mais elle peut également nous amener à l’endormissement : elle est dans une certaine mesure moins efficace que la posture assise. Il est alors possible, dans une seconde position, de s’installer dans la posture du lotus, ou dans celle du demi-lotus, qui est plus facile pour débuter. Le dos et la tête doivent être bien droits. Il suffit ensuite de centrer notre attention sur la respiration, de détendre tous les muscles de notre corps, et de laisser naître un demi-sourire sur notre visage. Vingt à trente minutes de pratique suffisent aux débutants pour atteindre un état de repos total.

L’observation de l’esprit est nécessaire lors de la pratique de la méditation, car elle permet d’atteindre la connaissance de son esprit. Si la relaxation est un point de départ essentiel à la pratique de la méditation, il est aussi possible d’atteindre la tranquillité du cœur et de l’esprit en devenant pleinement conscients de nos pensées et de nos sentiments. Dès lors, si une pensée apparaît lors d’une séance de méditation, elle ne doit pas être chassée, il nous suffit simplement de la reconnaître. Il est essentiel d’être attentif à chaque pensée et à chaque émotion. De même, il n’est pas nécessaire d’établir une distinction entre les bonnes et les mauvaises pensées, car celles-ci doivent seulement être reconnues.

Nos pensées et nos émotions constituent une partie de notre esprit, il ne s’agit donc pas de les chasser, mais simplement d’en prendre conscience. En effet, il n’y a pas de séparation entre l’observateur et l’esprit observé : ceux-ci ne font qu’un.

5. Le service et la compassion

L’auteur propose au lecteur de méditer sur la compassion. Celle-ci peut apparaître lorsque l’esprit parvient à se libérer de ses fausses perceptions. Nous pouvons ressentir de la compassion pour nous-mêmes, lorsque nous prenons conscience des souffrances que nous avons pu ressentir. Mais nous pouvons également éprouver de la compassion pour les autres, prisonniers de leur souffrance et de leur ignorance. Thich Nhat Hanh nous propose un exercice de méditation sur la compassion.

En position de méditation assise, il nous suffit de respirer et de visualiser l’image d’une personne qui nous a causé beaucoup de souffrances. L’auteur nous invite ensuite à prendre conscience du corps et des traits du visage de cette personne, puis d’imaginer ses sentiments en observant ce qui la fait souffrir et ce qui lui procure du bonheur. Il nous propose ensuite de méditer sur les schémas de pensée de cette personne, pour enfin porter notre attention sur la conscience de cet individu. Cette méditation peut durer jusqu’à ce que nous puissions ressentir de la compassion dans notre cœur, et jusqu’à ce que nos sentiments de haine disparaissent.

En pratiquant la Pleine Conscience, nous influençons tout notre entourage. Thich Nhat Hanh évoque en effet l’interdépendance entre les êtres humains et le monde qui les entoure.

Selon l’auteur, des fleurs placées dans une salle où des personnes échangeraient des propos violents auraient tendance à mourir. Au contraire, les plantes du jardin d’un moine vivant dans la Pleine Conscience seraient fraîches et en pleine santé.

Ces exemples révèlent l’influence que nous pouvons avoir sur notre entourage en fonction de la posture intérieure que nous adoptons. La pratique de la Pleine Conscience nous rend vivants dans le moment présent : elle fait naître la paix intérieure et la joie. Thich Nhat Hanh nous enseigne qu’une personne qui pratique la Pleine Conscience au sein de sa famille aidera également chacun de ses membres à devenir plus conscient.

L’écrivain nous invite à rendre d’abord service aux personnes qui nous sont proches, en leur apportant du bonheur. Nous devrions avant tout être capables de prendre soin de notre entourage, avant de pouvoir servir la société ou défendre des causes humanitaires.

6. Conclusion

L’ouvrage Le Miracle de la Pleine Conscience est un court traité présentant les principales notions à retenir pour mettre en pratique la Pleine Conscience dans notre quotidien.

Ce livre résume ainsi les principes fondamentaux de la méditation, tout en proposant des exercices concrets facilitant notre pratique quotidienne. Thich Nhat Hanh montre également les effets bénéfiques de la pratique de la Pleine Conscience.

Cette pratique nous permet non seulement d’atteindre la paix et la joie, mais elle a aussi une influence positive sur nos proches.

Par ailleurs, afin d’illustrer son enseignement, l’auteur s’appuie sur des exemples concrets issus de son expérience personnelle ou de celle de son entourage, ainsi que sur des contes de sagesse. Ces exemples nous permettent de comprendre que la Pleine Conscience peut être pratiquée dans n’importe quelle situation de la vie quotidienne, car chaque moment est sacré et devrait être pleinement vécu.

7. Pour aller plus loin

Ouvrage recensé

– Le Miracle de la Pleine Conscience, Paris, J’ai lu, « Aventure secrète », 2008.

Autres pistes

– Christophe André, Méditer jour après jour, Paris, L’Iconoclaste, 2011.– Le Dalaï-Lama et Jeffrey Hopkins, Le Cœur de la méditation, Paris, Pygmalion, 2017. – Matthieu Ricard, L’Art de la méditation, Paris, NiL éditions, « Pocket », 2008. – Yongey Mingyour Rinpotché, Bonheur de la méditation, Paris, Fayard, 2009.

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